Le ministre de la Justice Charles Wright entend tout faire pour organiser le procès du massacre du 28 septembre 2009. Le nouveau garde de Sceaux, à peine installé dans ses fonctions, s’est mis à la tâche pour que les victimes soient situées sur ces évènements douloureux qui ont coûte la vie à plus de 150 guinéens.
Charles Wright déclare avoir rencontré une délégation de l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre conduite par sa présidente, porteuse d’un message des personnes qui se sont constituées parties civiles dans l’affaire de crimes de sang connu sous le nom du dossier du 28 septembre.
Le garde des Sceaux rappelle que ‘’notre pays est signataire des conventions internationales de protection des droits humains et cela ne date pas d’aujourd’hui’’, tout en soulignant que ‘’les questions de procès, il faut avoir le courage de le dire, découlent quelque part de la volonté et de l’engagement politique des autorités’’.
Ce qui, selon M. Wright, ‘’n’a pas fait défaut par rapport à la prise de position de monsieur le président de la transition qui a pris la responsabilité lors du conseil des ministres pour instruire le ministre de la justice d’organiser le procès relatif au dossier du 28 septembre avant le 28 septembre 2022’’.
‘’Il faut saluer la démarche du président qui a pris ses responsabilités. Parce que pour organiser un tel procès, il faut des moyens. C’est un devoir pour l’Etat de faire en sorte que dans le cadre de l’organisation de ce procès, qu’il y ait des institutions judiciaires indépendantes que les citoyens peuvent saisir pour pouvoir demander réparation des préjudices, résultant des infractions lorsqu’il s’agit de la matière pénale »’’, explique-t-il.
Le patron du département de la justice dit avoir convoqué une réunion de cabinet dès après l’instruction donnée par le colonel Doumbouya pour faire l’état des lieux de tout ce qui a été fait dans le cadre de l’organisation de ce procès.
Depuis 2011, note-t-il, ‘’il existe un comité de pilotage du dossier du 28 septembre qui est composé de plusieurs organes dont la mission principale est de réfléchir par rapport au moyens de mise en œuvre. Nous nous sommes penchés sur toilettage de l’arrêté qui a créé ce cadre pour réfléchir de manière urgente sur les mesures à prendre pour que les engagements du président et de son gouvernement ne soient pas encore une cause perdue’’.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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