Massacre du 28 septembre : Charles Wright souhaite que ‘’chaque guinéen puisse connaitre la vérité afin qu’on puisse se pardonner’’

Le procès sur massacre du 28 septembre coïncide avec la date anniversaire du Non historique de la Guinée au référendum de 1958. Le ministre de la Justice qui a présidé l’ouverture de ce procès, ce mercredi au tribunal ad-hoc, estime que cette journée n’est plus célébrée en fanfare comme par le passé depuis les douloureux événements de 2009 au stade de Conakry.

Alphonse Charles Wright espère qu’à l’issue de ce procès historique, le peuple de Guinée pourra se pardonner.

‘’Ce pays a besoin de la sérénité, de regarder de manière douleureuse son histoire. Que cette histoire-là engage tout le peuple de Guinée, c’est en cela aussi notre responsabilité. Il faut prier pour le repos de l’âme de tous ceux où celles qui ont perdu la vie au cours de ces événements douloureux. Je pense à des personnes qui ont eu des conséquences physiques, des femmes qui ont perdu leur dignité parce qu’elles ont été violées à ciel ouvert’’, déplore le ministre de la Justice.

Charles Wright rappelle que le 28 septembre ‘’n’est pas un jour de joie pour nous, mais un jour de tristesse. Puisque rien ne peut justifie la commission de crimes de masse. C’est le lieu d’appeler tout le peuple de Guinée à la retenue, à l’union sacrée et éviter des propos qui sont de nature à faire la confusion entre la responsabilité pénale personnelle qui doit être justifiée et discutée devant les juges que nous encourageons et appelons au devoir de professionnalisme, d’impartialité, de neutralité qui sont les fondements d’une justice équitable où le droit des accusés et de toutes les parties prenantes au procès doivent observer et respecter..

Le ministre de la Justice souhaite qu’à l’issue de ce procès, ‘’chaque guinéen puisse connaitre la vérité afin qu’on puisse se pardonner, se réconcilier avec notre histoire. Dans tous les cas, on ne peut pas porter l’actif de la Guinée sans supporter le passif. J’espère, delà des divisions sur des questions politiques, que la politique ne s’invitera pas dans un dossier judiciaire parce que nous n’accepterons pas’’.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info 

00224 621 85 28 75/djiwo.barry@visionguinee.info

Comments (0)
Add Comment