Morissanda à propos des guinéens de l’étranger : ‘’Avant, on faisait 10 passeports en 10 mois…Depuis 2022, nous en avons fait 62 595’’

Le ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des guinéens établis à l’étranger, Morissanda Kouyaté, affirme qu’avant le 5 septembre 2021, les guinéens de l’étranger avaient des difficultés à se procurer des passeports. Il salue la politique des autorités de la transition visant à faciliter l’obtention de ce document de voyage.

‘’Les compatriotes ne pouvaient plus obtenir de passeport. Ils ne pouvaient plus changer leur passeport, ni le renouveler, tout était bloqué. Aujourd’hui, non seulement nous avons mis en place un système qui rapproche la biométrie de nos compatriotes, mais nous avons aussi installé des machines dans presque toutes les ambassades. Avant, ils devaient prendre l’avion pour venir passer devant une machine, mais maintenant nous avons amené cette machine dans leurs ambassades. Ainsi, ils quittent leur chambre, vont à l’ambassade, trouvent la machine, prennent les empreintes, et nous l’envoyons pour l’impression’’, a expliqué le ministre des affaires étrangères.

Selon Morissanda Kouyaté, ‘’avant, on fabriquait 10 passeports en 10 mois. Et ça ne partait pas. Maintenant, pour l’année 2025, depuis juillet, nous avons fabriqué 8 695 passeports. Depuis que nous avons transféré la confection des passeports chez nous, nous avons réalisé 8 695 passeports. Et depuis 2022, nous avons fabriqué et envoyé 62 595 passeports à nos compatriotes. C’est une avancée majeure’’.

Il poursuit en précisant que ‘’cette année, nous avons ramené ici 13 816 guinéens établis à l’étranger. Et depuis que le président est arrivé aux affaires, il a fait entrer 40 721 guinéens’’.

‘’À un moment donné, certains insatisfaits disaient ‘vous ramenez tous ces gens-là, avez-vous des emplois pour eux ? Comment allez-vous les insérer ?’ Mais ces gens n’ont jamais quitté ici depuis leur retour. C’est tout simplement parce qu’on ne veut pas que cet acte historique du chef de l’État soit reconnu. Ils ne voulaient pas’’, précise-t-il.

Il assure qu’avant de ‘’ramener quelqu’un, tout est trié sur place. On lui demande d’où il vient, de quel village, qui sont ses parents, le numéro de téléphone de ses parents ici, nous faisons tout. Une fois que nous avons toutes ces informations, nous le ramenons chez lui. Et nous le faisons en collaboration avec le ministère de la défense, celui de la sécurité, les finances et les douanes’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
00224 622 98 97 11/boussouriou.bah@visionguinee.info

Comments (0)
Add Comment