À quelques mois de la tenue du Festival international du Djembé et des percussions, prévu du 8 au 13 décembre prochain à Conakry, le ministre de la Culture, du tourisme et de l’artisanat, Moussa Moïse Sylla, a réaffirmé l’ambition de la Guinée de consolider son statut de berceau mondial des percussions africaines et de faire rayonner davantage son patrimoine culturel à l’international.
S’exprimant lors de la cérémonie d’avant-première organisée au Centre culturel franco-guinéen (CCFG), le ministre a défendu avec conviction la place singulière qu’occupe la Guinée dans l’histoire des rythmes et des percussions africaines.
Pour lui, le pays ne revendique pas un statut qui lui serait contesté. Il entend simplement assumer pleinement un héritage culturel reconnu à travers le monde. ‘’Nous sommes la capitale des rythmes et des percussions de l’Afrique. Nous ne réclamons pas cette place, nous l’assumons, parce que les plus grands maîtres percussionnistes sont originaires de la Guinée’’, a déclaré le ministre de la Culture, du tourisme et de l’artisanat.
Au-delà de la préservation du patrimoine culturel, le gouvernement ambitionne désormais de structurer davantage la filière des percussions afin d’en faire un véritable levier de rayonnement culturel, touristique et économique.
Moussa Moise Sylla souhaite notamment que la Guinée devienne la destination incontournable pour l’apprentissage et la certification des disciplines liées au djembé et aux instruments traditionnels.
Évoquant l’héritage laissé par plusieurs générations de maîtres percussionnistes guinéens, il a cité l’exemple du légendaire Mamady Keïta, connu sous le nom de Mamady Djembé Fola, dont l’œuvre a largement contribué à populariser le djembé à travers le monde grâce à la création de nombreuses écoles et centres de formation en Europe, en Amérique et en Asie. ‘’Mamady Djembé Fola est un exemple illustratif. Il a ouvert des écoles de djembé partout dans le monde. Son parcours témoigne de l’influence exceptionnelle de la Guinée dans l’univers des percussions’’, a-t-il souligné.
Dans cette dynamique, il ambitionne de faire de Conakry le passage obligé pour tous ceux qui souhaitent atteindre le plus haut niveau de maîtrise dans cet art ancestral. ‘’Nous voulons que la Guinée soit l’endroit où l’on vient obtenir la véritable certification de djembéfola, parce que nos grands maîtres sont originaires de ce pays’’, a-t-il affirmé.
La cérémonie a également été marquée par la présence de plusieurs doyens et figures emblématiques de la culture guinéenne venus accompagner la jeune génération d’artistes. Pour le ministre, cette rencontre symbolise la continuité d’un héritage qui traverse les générations et constitue l’une des plus grandes richesses du pays. ‘’Cette flamme transmise de génération en génération depuis des siècles est une richesse inestimable. C’est un patrimoine vivant qui ne disparaît pas et qui continue d’inspirer les nouvelles générations’’, a-t-il déclaré.
À travers le Festival international du Djembé et des percussions, les autorités entendent attirer en Guinée des artistes, chercheurs, touristes, professionnels de la culture et passionnés de musique venus des quatre coins du monde. Le rendez-vous de décembre se veut ainsi une vitrine de l’excellence culturelle guinéenne et un moment fort de promotion du patrimoine national.
Pour conclure son intervention, Moussa Moïse Sylla a lancé une invitation directe à la communauté internationale : ‘’Vous n’avez qu’un seul pays à visiter en décembre : la Guinée, pour venir aux sources des percussions’’.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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