Depuis le 5 septembre, jusqu’à maintenant vous avez pris des bonnes décisions très salutaires, hormis le recyclage de certaines personnes très cancéreuses et promotrices du 3ème mandat promises à certains postes de responsabilité.
Mon intuition me dit que vous n’étiez pas au courant certainement. Mais bon, cela n’entrave pas pour l’instant la confiance que nous avons en vous, et surtout de votre volonté de changer positivement les choses. L’espoir est permis.
Monsieur le président,
Pour bâtir cette nation, nous sommes conscients que vous avez besoin que des guinéens pour y arriver, mais pas n’importe lesquels. Comme vous ne cessez de le marteler, il faut des citoyens au-delà de leurs compétences, très honnêtes, dévoués et intègres. Patriotes et incorruptibles avec un passé honorable.
Mon colonel, malgré la rareté de ces profils, heureusement nous avons encore ces ressources humaines dans ce pays. Vous ne les connaissez pas tous. Mais ils existent. Votre entourage devrait vous permettre de les dénicher. Ils ne doivent pas seulement se contenter des CV qui, pour la plupart sont déposés par recommandation, amitié, alliance, parenté et connaissance. Ils doivent aller au-delà, scruter les bonnes graines.
Monsieur le président,
Aujourd’hui, il y a des citoyens dans ce pays, qui ont perdu de légitimité et de confiance auprès du peuple de Guinée. Cela est dû par leur action du passé. Ils n’ont pas su défendre ce peuple et ses intérêts mais plutôt ils ont profité de lui, pour satisfaire leur intérêts personnels et égoïstes à chaque fois que l’occasion s’est présentée.
Ces individus sont encore là et ne sont toujours pas rassasiés. Certains même sont dans les couloirs du palais Mohammed 5, tous les jours presque, m’apprend-on. Ils veulent des hautes fonctions de responsabilités dans l’espoir de se refaire une virginité. C’est impossible pour eux de changer. Ils sont des guinéens certes mais pas honnêtes, et qui manquent de valeur. Ils compromettront tout, que vous soyez informé.
Monsieur le président,
Le pays attend de vous de la grandeur, et nous sommes disposés à vous accompagner dans ce sens. Car nous n’avons pas droit à l’erreur. Prenez nos critiques et suggestions comme une approche de solution dans ce sens.
D’ailleurs, le constat est que certains esprits pensent que le temps des critiques est révolu et que tout le monde doit s’aligner derrière toute décision ou action prise par vous et votre gouvernement. Ces personnes ne vous aiment pas. Ils veulent juste profiter, sinon ils savent c’est quoi la démocratie.
Monsieur le président, tout en vous souhaitant bonne chance, veuillez recevoir mes sincères salutations.
Mamadou Billo Barry,
Citoyen Guinéen