Que personne ne se trompe. Que tout le monde se rappelle, Dadis, venu par les armes, a réussi à remplir le stade du 28 septembre avec ses soutiens, des curieux et voire des badauds.
Ironie du sort, des jours après, c’est au même stade avec parfois les mêmes soutiens que Dadis a été chassé du pouvoir, suite au drame humain qui l’a emporté.
Avec le temps et le recul, on comprend aisément qu’en gouvernance, il y a lieu de dissocier le peuple de la foule.
On n’impose pas à un peuple ses dirigeants, on ne décrète pas son destin par la force des armes, et on ne l’impose non plus la marche à suivre.
En démocratie ou dans tout autre régime politique et dans n’importe quel système, le temps du guide suprême est révolu et le dirigisme absolu contesté.
Même contre les canons, aucun peuple n’est prêt à laisser son droit bafoué, sa liberté confisquée par un groupe d’hommes qui ne tire sa légitimité que par des armes et par la terreur.
Rien ne va désormais s’imposer par l’argument de la force. En Guinée comme ailleurs, on n’intimide plus, on n’impressionne personne. La CPI est là !
Seul le peuple est maitre de son destin. C’est à lui, uniquement à lui seul, de choisir librement ses dirigeants à travers un mécanisme propre au moment qu’on appelle: Démocratie (vote).
C’est la volonté du peuple qui s’imposera, pas les désidératas d’un homme ou d’un groupe de djélibas sans légalité et sans légitimité.
C’est la marche du temps et la volonté de l’heure. Comme l’a dit André Malraux : “C’est la religion du 21e siècle”. C’est obéir ou subir, c’est le choix à faire.
Allons aux urnes avec tous et sans exception, c’est au peuple de décider librement et sans violences de qui peut ou de qui ne doit pas et ne peut pas.
Wassalam !
Habib Marouane Camara
Editorialiste