Ouattara donne l’exemple, Alpha Condé va-t-il l’imiter ?

[dropcap]A[/dropcap]u début de son premier quinquennat, Alpha Condé, Chef de l’État guinéen disait qu’il est le professeur  de la Politique de son homologue ivoirien, Alhassane Dramane Ouattara et que celui-ci était son professeur d’Économie. L’un et l’autre ont-ils bien assimilé les cours que chacun a dispensés à l’autre ? Pas sûr et les faits le démontrent.

Le président ivoirien, tout au long de ses dix années de magistrature suprême, a constamment déclaré qu’il faut faire la place aux jeunes. Il est vrai qu’au cours des derniers mois, il envoyait certains signaux laissant comprendre qu’il pourrait se lancer dans la bataille pour un troisième mandat.

Jeudi matin, alors que son maître en politique continue de chercher à faire organiser un referendum constitutionnel devant, lui permettre de briguer un autre mandat,  sur son compte Tweeter, lui, le Premier des Ivoiriens, a clairement indiqué : « Je voudrais annoncer solennellement, que j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération ».

Économie en vigueur

Diriger un pays sorti d’une guerre civile de plusieurs années, qui a mis son économie à terre et fait de dizaines de milliers de victimes, était le défi qu’Alhassane Dramane Ouattara devait relever. Sans nul doute qu’il est parvenu à remettre sur pied l’économie ivoirienne, qui est redevenue une des principales forces économiques du continent.

S’il n’avait pas dressé trop d’obstacles à la libération définitive de son prédécesseur, Laurent Koudou Gbagbo, il aurait réussi un sans faute. Cet ‘’exil’’ forcé de l’ancien président ivoirien pèse négativement sur la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire et constituera une des vilaines pages de sa gouvernance. A-t-il été un mauvais élève politique d’Alpha Condé ?

Au moment où la Côte d’Ivoire attire les capitaux et les gens d’affaires, la Guinée d’Alpha Condé, elle, voit les siens fuir le pays en raison des ambitions politiques du ‘’mauvais’’ étudiant économique du Président Ivoirien. La première a été le Fonds monétaire international dont la présence, dans tout pays en développement, est requise pour faire mobiliser les investissements de la Banque mondiale et des capitaux occidentaux. A part les industries extractives, principalement celles de la bauxite, la Guinée n’attire personne.

Pays en panne

Les Opposants du président guinéen n’ont pas tort de dire qu’il (Alpha Condé) «est plus confortable dans ses habits d’Opposant à la recherche du pouvoir, que dans ceux de Président, qui doit trouver les moyens de développer un pays. Il a passé tout son temps à fausser les calendriers électoraux ; à violer les lois plutôt qu’à gouverner correctement. Aujourd’hui, tout observateur sérieux doit constater qu’il y a moins d’État qu’en 2010. Le pays est toujours là, en panne. Ce qui unit sa population, c’est le Fndc. Et espérons qu’Alpha Condé va accepter de prendre sa retraite et donner des chances aux générations futures, qui diront qu’il a été le premier Président de la République à transmettre démocratiquement le pouvoir»… Lire la suite sur Guinafnew.info en cliquant ici

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