Ousmane Gaoual assure que même en France, des médias sont fermés par les autorités

Le porte-parole du gouvernement a rassuré jeudi qu’il n’existe aucune crise entre les médias et les autorités de la transition. Ousmane Gaoual Diallo affirme que la Guinée est loin d’être le seul à retirer des agréments délivrés à des entreprises de presse. Extraits.

« Il n’y a pas de crise majeure entre la presse et l’Etat dans notre pays. Il y a un certain nombre d’organes de presse, trois, je crois, dont les agréments ont été retirés et sur des motivations qui ont été bien exprimées. Il ne faut pas réduire la presse guinéenne à cela. En France, C8 et NRJ 12 ont perdu leurs agréments. Parce qu’un des journalistes tient des propos jugés inacceptables par le gouvernement et les autorités françaises. Et d’ailleurs, une des chaînes a été frappée de 7,5 millions d’euros d’amende et on leur a retiré leurs licences. Mais on ne parlera pas de crise majeure entre la France et la presse. Puisque chaque État régit le fonctionnement des organes de presse dans son pays.

ll n’y a que trois organes de presse qui sont sous sanction. Il faut donc éviter de s’approprier des argumentaires qui sont développés juste pour détruire l’image. Ensuite, agréer des organes de presse, il y a plusieurs critères pour le faire. Vous exercez librement. Certains d’entre vous sont très critiques vis-à-vis de ce que nous faisons, mais cela reste dans le cadre de la critique légitime et normale. Il faut donc éviter de s’approprier des argumentaires qui sont développés juste pour détruire l’image (…).

Il faut aussi accepter que quand un certain nombre de vos collègues ne sont pas en conformité avec les exigences de votre métier que l’Etat retire momentanément leurs agréments et cela fait partie aussi de la gouvernance. En ce qui nous concerne, il n’y a pas de crise entre l’Etat et la presse.

Il y a des élections actuellement aux Etats-Unis, mais vous ne verrez jamais deux candidats opposés se dire ce qu’ils veulent. En France la même chose. Donc, ce que nous faisons c’est pour prévenir les risques, lorsque nous sentons que les débats peuvent conduire à une forme d’instabilité, l’Etat veille, prévient et sanctionne au cas échéant. Donc, faisons attention à un certain nombre de narratifs qui sont juste pour ternir l’image de la transition ».

Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info

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