Un embargo médiatique contre un parti politique est une “faute de la presse”, s’insurge l’honorable Ousmane Gaoual Diallo, qui estime qu’en prenant une telle décision, “l’ensemble de la presse guinéen a commis une faute morale et professionnelle en s’acharnant sur le plus important parti politique de la Guinée”.
L’opposant dit avoir la ferme conviction que “c’est la première fois qu’on voit une presse se lever promptement et décréter un embargo contre parti politique qu’on indexe comme le coupable. Or, dans le cas d’espèce, ce n’est pas la profession qui est touchée, Mohamed était journaliste, mais il n’a pas été touché parce qu’il l’est. Chérif Diallo a disparu, Mandian Sidibé est en exil aujourd’hui, Amadou Diouldé Diallo est là. Il y a beaucoup de gens qui sont victimes en Guinée pour lesquels la presse devrait se mobiliser”.
La prise de la décision de boycotter les activités de l’UFDg suscite des interrogations chez le député Ousmane Gaoual Diallo. “Comment se fait-il qu’il est une coïncidence troublante entre la mort de ce jeune et la décision quasi-immédiate de sanctionner l’UFDG ?”, se demande-t-il, avant d’affirmer que les responsables des “associations de presse sont bénéficiaires probablement de quelque chose pour mettre cet embargo sur l’UFDG. L’argent que l’Etat utilise pour fluidifier ses relations avec la presse n’est pas neutre dans la décision prompt que les médias ont pris vis-à-vis d’un parti politique”.
Ce qui lui faire dire que “la subvention que l’Etat verse aux associations de presse n’est pas neutre d’autant plus que les 3 milliards viennent d’être débloqués il n’y a même pas longtemps”. Personnellement, s’engage l’opposant, “je me battrai à l’Assemblée nationale pour que cette subvention soit supprimée”.
La raison ? “Parce qu’il n’y a aucune importance qu’on subventionne des médias privés dans un pays où on veut que les médias soient indépendants”, répond le parlementaire. Il dit n’avoir rien contre cette subvention mais estime que celle-ci “empêche” les médias d’être indépendants.
“Je veux bien qu’il y ait une assistance au démarrage de l’activité ou qu’on crée des conditions pour qu’ils puissent accéder à des crédits avec les banques pour développer leurs activités. Mais il n’y a aucune raison que l’Etat subventionne les médias pour que ceux-ci soient à leurs bottes”, persiste et signe Ousmane Gaoual Diallo.
Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info
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Vraiment bien dit
Très mal dit. Dites à Gaoual que l’Etat lui paie son salaire de député, ses primes de transports et autres indemnités rondelettes autour de 30 millions fg chaque mois, mais cela ne l’empêche pas de faire son travail d’opposant. Donc, ce n’est pas une subvention qui va compromettre l’indépendance de la presse. Depuis que Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été assassinés à Kidal, RFI a décidé de plus envoyer de journaliste dans ce lieu, car c’est dangereux!Cela est une démission ou une prudence car il ya toujours de bonnes infos à Kidal?