L’ancien ministre de l’Environnement Oyé Guilavogui devait comparaitre ce mercredi 15 mars devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Comme Kassory Fofana et Dr Mohamed Diané, il a brillé par son absence dans la salle d’audience.
Après avoir fait l’objet d’une ordonnance de renvoi devant la CRIEF, cité de façon régulière à venir répondre des faits qui lui sont reprochés, l’ancien ministre Oyé Guilalvogui a ‘’délabrement choisi de narguer’’ la justice, l’avocat Me Pépé Antoine Lamah.
Il affirme que cet ancien haut dignitaire du régime d’Alpha Condé a décidé de ‘’défier la justice comme à son habitude en ne se présentant pas à cette audience’’.
C’est pourquoi, après avoir constaté l’absence du prévenu dans la salle d’audience, l’avocat a demandé l’application de l’article 477 du code de procédure pénale qui permet, selon lui, au ministère public de conduire par la force un détenu qui refuse de comparaitre volontairement.
En réponse, le ministère public lui a fait savoir que ‘’les ordres d’extraction étaient partis et qu’un huissier était en train de constater le refus’’ de Oyé Guilavogui et Cie de comparaitre à la barre. ‘’Il attend le retour de l’huissier pour tirer toutes les conséquences de droit’’, souligne Me Lamah.
Il estime que le ministère public ‘’n’a pas besoin d’être guidé pour faire une correcte application de la loi. La juridiction de jugement a renvoyé l’affaire à la huitaine. Nous osons espérer que le procureur spécial près la CRIEF prendra toutes les dispositions pour faire comparaitre de gré ou de force M. Oyé Guilavogui à l’audience prochaine’’.
L’avocat exhorte la CRIEF à prendre les dispositions qui s’imposent pour la ‘’comparution forcée’’ de l’ex-ministre de l’Environnement.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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