Cinq mois après, le ministre d’Etat en charge de l’Environnement affirme que face au marque criard d’eau, ceux qui ont les moyens sont contraints de trouver un plan B. ‘’Si vous ne forez pas, vous n’aurez pas d’eau. Il faut qu’on accepte cela’’, estime Oyé Guilavogui.
Lors d’un de ses séjours à Koundara, il rappelle que ‘’je n’ai pas pu trouver un seul puits. Dans cette localité, les gens sont obligés d’aller à 5 km avec une vieille citerne pour transporter l’eau en ville et vendre. Peut-on demander aux habitants de cette zone de ne pas faire des forages ? A Conakry, c’est pareil, il y a un déficit criard d’eau’’.
A l’entendre, ‘’s’il n’y avait pas de forages, les gens allaient mourir de manque d’eau’’. Tout récemment, dit-il, ‘’le président insistait pour que le grand projet Eau de Conakry soit en route très bientôt. À l’heure où je vous parle, ils sont en train de dédommager les gens qui sont sur les emprises de l’eau’’.
En réalité, dit-il, ‘’on est obligés [d’avoir des forages]. On n’a pas le choix. Pour le moment, tant qu’on n’aura pas l’adduction de l’eau, la solution, c’est de forer’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
00224 666 905 416/boussouriou.bah@visionguinee.info