En visite officielle à Conakry, Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, a réaffirmé l’engagement de la France dans le développement économique de la Guinée. Avec plus de 1,2 milliard d’euros déjà investis, les relations entre nos deux nations entrent dans une phase d’intensification.
Pour renforcer la coopération bilatérale entre la Guinée et la France, le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des ffaires étrangères, chargé du cmmerce extérieur et de l’attractivité a assuré que son pays entend sceller un ‘’partenariat gagnant-gagnant’’ avec la Guinée.
‘’L’idée, c’est de construire un partenariat gagnant-gagnant. Cette logique-là, qui préside à la stratégie française en matière de développement économique, à la stratégie française en matière de partenariat entre l’Afrique et la France, cette logique-là est pour nous une priorité absolue. C’est d’ailleurs le sens du sommet Afrique-France qui va se tenir à Nairobi du 11 au 13 mai prochain, co-organisé par le Kenya et la France, et notamment organisé concrètement par Business France, BPI France et toute l’équipe de France avec l’équipe kenyane’’, a assuré Nicolas Forissier.
Selon lui, l’engagement financier de la France en Guinée est déjà une réalité concrète. ‘’Nous avons évidemment une logique qui est celle du partenariat gagnant-gagnant. En Guinée, la présence de la France, de ce point de vue, est très importante. Ce sont plus d’un milliard deux cent millions d’euros qui sont actuellement engagés dans des projets extrêmement concrets de développement ou de partenariat économique, et nous entendons bien continuer’’.
‘’Ce partenariat s’exprime dans un certain nombre de domaines qui sont évidemment très structurants pour l’avenir de la Guinée. J’ai fait une visite sur le site de l’Institut Pasteur qui va bientôt ouvrir son laboratoire de biologie médicale qui sera inauguré le 15 avril prochain’’, a-t-il ajouté.
Le secteur de la santé s’impose comme l’un des piliers de cette coopération. Le ministre français a notamment visité le site de l’Institut Pasteur de Conakry, dont le nouveau laboratoire de biologie médicale sera inauguré très prochainement.
‘’La santé est un sujet sur lequel nous investissons beaucoup ensemble. C’est l’Institut Pasteur, mais je rappelle que la France et les entreprises françaises financent, cofinancent et construisent quatre hôpitaux, quatre centres hospitaliers extrêmement importants dans différentes régions du pays’’, a souligné Nicolas Forissier.
‘’Il y a le sommet Africa Forward où le Premier ministre m’a confirmé qu’il se rendrait à la demande du président au mois de mai. Nous avons le ministre de la défense guinéen qui doit bientôt se rendre à une réunion du G7 sur les questions de sécurité. La relation politique est intense. Le moment entre la Guinée et la France est fort de beaucoup de travail et d’efforts de structuration. Ma présence ici, encore une fois, est là pour le faire, en particulier dans le domaine des partenariats économiques’’, a-t-il poursuivi.
La France entend également jouer un rôle clé dans la vision à long terme de la Guinée. Nicolas Forissier a exprimé l’intérêt de Paris pour accompagner les projets de développement.
‘’Il y a beaucoup d’autres domaines où nous intervenons. Je pense en particulier à des investissements très importants, très stratégiques, dans le cadre de la stratégie du Simandou 2040, qui portent, par exemple, sur le développement urbain, et notamment ici à Conakry, l’accompagnement des projets visant à traiter la décharge de la minière, un projet sur lequel la France serait très prête à s’investir, de centres d’enfouissement technique, d’autres projets dans ce domaine’’, a-t-il relevé.
‘’Il y a évidemment tout ce qui touche au développement industriel. J’ai visité la Sobragui, qui est une entreprise historique guinéenne, qui aujourd’hui est gérée par le groupe Castel, qui est un groupe français, qui investit quand même 100 millions d’euros dans une nouvelle usine et qui va continuer à moderniser et à investir dans le site actuel. Cela m’a été confirmé par le directeur général aujourd’hui’’, a-t-il ajouté.
‘’Nous avons des exemples très forts. Je n’oublie pas le travail qui est fait et conduit sur le projet de raffinerie permettant l’alumine à partir de la bauxite. Il y a déjà une raffinerie qui existe. Il y a un deuxième projet qui est porté par l’entreprise Alteo. Nous sommes en train de regarder comment la France pourra contribuer le mieux possible au financement de ce deuxième projet, qui est intéressant. Là aussi, c’est un exemple de partenariat gagnant-gagnant’’, a-t-il conclu.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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