Situé à Sintaly dans la préfecture de Pita et couvrant une superficie de 5 hectares, le Centre d’éducation à l’environnement et au développement (CED) existe depuis 1997. Sa création est motivée par la nécessité de protéger l’environnement. Malgré tout son potentiel, le centre n’avait pas fait l’objet de l’attention des autorités d’alors.
Ce vendredi, à l’occasion de la pose de la première pierre de travaux de reconstruction et d’extension du CED, les autorités administratives et éducatives de la préfecture ont salué cet acte du gouvernement de la transition.
S’exprimant en marge de la cérémonie, le directeur du CED a exprimé sa ‘’profonde gratitude aux autorités de la transition, à l’Etat guinéen singulièrement au président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya pour ses efforts constants en faveur de la qualification du secteur de l’éducation en général et de l’enseignement technique et de la formation professionnelle en particulier’’.
De nos jours, selon lui, seule la formation sur l’environnement est opérationnelle avec une durée d’apprentissage de deux ans qui est sanctionnée par un Brevet de technicien supérieur (BTS), avant de saluer ‘’l’engagement et la détermination du ministre de l’enseignement professionnel et technique qui a redoré le blason des institutions de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, gage certain d’un développement durable’’.
L’entreprise chargée du projet de reconstruction et d’extension du CED a 9 mois pour achever les travaux. Précisant que la pose de cette pierre symbolise ‘’l’engagement de l’Etat guinéen à soutenir sa jeunesse dans sa quête de connaissance et de son épanouissement professionnel’’, le directeur de société de construction a remercié le ministère de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi pour ‘’la confiance portée à notre structure dans le cadre de la réalisation de ce projet’’.
Elhadj Bouba Bangoura promet que les travaux réalisés d’une grande satisfaction et s’engage à respecter les délais contractuels.
‘’Il y a de cela à peu près plus d’un an, j’effectuais une visite ici qui m’a un peu choqué. Parce que j’ai découvert des enfants de Guinée, avec leur baccalauréat en poche, en train d’étudier dans des conditions scandaleuses (…). Aucune condition pour apprendre n’y était réunie. C’est pourquoi, dès mon retour à Conakry, j’ai rendu compte aux autorités. Et on m’a immédiatement instruit de prendre des mesures pour pouvoir à la fois rénover mais aussi étendre et donner du contenu à cette école’’, souligne le ministre de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi.
C’est pourquoi, martèle-t-il, ‘’nos ambitions, c’est pour mieux abriter d’apprenants que nous allons recevoir l’année prochaine afin de faire de cette école, une école de développement où on formerait à la fois des techniciens à l’environnement et à la météorologie, mais aussi des entrepreneurs dans le domaine de l’éco-tourisme et de l’écologie’’.
Après les travaux de rénovation, le CED pourra accueillir au-delà de 500 apprenants.
Par ailleurs, le patron du département en charge de l’enseignement technique, en compagnie des autorités de Labé, a procédé à l’inauguration de huit salles de classe réhabilitées à l’Ecole nationale des instituteurs (ENI) et du Centre de formation professionnelle.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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