Poursuites contre l’ex-président de la Cour constitutionnelle : son avocat dénonce des ‘’règlements de comptes’’

Me Facinet Soumah, avocat de l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, poursuivi devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), a contesté les charges retenues contre son client, évoquant des ‘’règlements de comptes’’ et l’absence de preuves dans ce dossier.

Face à la presse, Me Soumah a indiqué que ‘’les poursuivants tâtonnent. Vous avez vu le procureur, combien de fois il ne maîtrise pas ce dossier’’, ajoutant que son client, Mohamed Lamine Bangoura, n’a commis aucun acte répréhensible durant son mandat à la Cour constitutionnelle.

‘’Nous allons démontrer à la cour que M. Bangoura n’a rien fait de pénal lorsqu’il était président de la Cour constitutionnelle’’, a-t-il promis. Selon lui, le prévenu a ‘’travaillé avant d’être à la Cour constitutionnelle. Il a eu des biens, sa richesse avant d’être là. C’est un dossier dans lequel on ne peut trouver aucun élément matériel. Il n’y a pas de preuves. Nous le démontrerons’’.

L’avocat affirme que ‘’le parquet s’appesantit sur le contrat de location, alors que le montant payé par rapport à ce contrat n’est jamais venu sur le compte de la Cour constitutionnelle, encore moins sur le compte personnel de M. Bangoura. Il peut justifier tout ce qu’il a comme richesse’’.

Me Soumah assure qu’il ‘’n’y a que deux biens qu’il a acquis pendant qu’il était en fonction à la Cour constitutionnelle. Un immeuble à Dakar, il l’a expliqué qu’il est passé par un prêt bancaire avec Afriland Bank, le contrat est au dossier et c’est vérifiable’’.

‘’L’autre bien, c’est un autre immeuble où il a troqué un de ses immeubles. Parce qu’avant d’être à la Cour constitutionnelle, il a été propriétaire de deux immeubles. Il a troqué un pour acquérir l’autre. Donc, il n’y a que deux immeubles. Mais une fois encore, il n’y a rien de répréhensible’’, a-t-il précisé.

L’homme de droit estime qu’à la Cour constitutionnelle, ‘’on ne peut pas détourner un fonds. C’est une cour normative. Les gens sont beaucoup plus conscients de travailler, de donner le meilleur d’eux-mêmes’’.

Il insiste sur le fait que ‘’nous pensons que ce sont des règlements de comptes (…). A la Cour constitutionnelle, il a eu un traitement. Il était payé, a dévoilé son salaire et avait des primes, des avantages. Pour quelqu’un qui est bien organisé, il peut bien avoir un immeuble à Dakar, à Paris ou à Londres. Il a un revenu, il a travaillé’’.

Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info

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