Accusé de détournement, l’ancien gouverneur de la Banque centrale a été condamné en instance au paiement de la somme de 10 005 000 dollars et à un paiement de 5 milliards GNF à titre de dommage et intérêt à l’État guinéen. Après avoir interjeté appel devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Ibrahima Cherif Bah continue de briller par son absence. Une situation qui irrite la partie civile.
‘’M. Cherif Bah a été condamné en instance au paiement de la somme de dix millions cinq mille dollars, montant qu’il a détourné lorsqu’il était gouverneur de la Banque centrale, détournement qu’il a reconnu dans un procès-verbal d’enquête. Aussi, il a été condamné à payer 5 milliards GNF à titre de dommage et intérêt à l’État guinéen et la Cour a prononcé la confiscation de certains de ses biens. Il a fait appel contre cette décision’’, explique Maître Faya Gabriel Kamano, avocat de la partie civile.
Malheureusement, déplore-t-il, ‘’au lieu de venir défendre son recours, il a brillé par son absence. Or, l’acte de citation a été signifié à son domicile conformément à l’article 586, qui stipule que lorsqu’un prévenu fait appel, il indique l’adresse à laquelle les actes de procédure doivent lui être servis. Et dans cet acte, il est toujours indiqué que M. Cherif Bah est domicilié à Lambanyi, et c’est là que ses actes lui ont été signifiés. Le même article indique que lorsque les mêmes actes sont signifiés à l’adresse indiquée par le prévenu, ce dernier est censé les recevoir en personne. Donc, il savait qu’il avait fait un recours et que son dossier devait passer aujourd’hui, avait l’obligation de comparaître, à moins qu’il fournisse une excuse légale’’.
‘’Le dossier a été plaidé et nous avons demandé à la Cour que le montant de dommage et intérêt qui lui avait été accordé en instance à hauteur de 5 milliards GNF passe à 10 milliards GNF. L’article 589 alinéa 3 du code de procédure est clair : lorsque l’appel du prévenu a causé des préjudices à la partie civile, celle-ci peut demander l’augmentation de dommage et intérêt’’, explique Me Kamano.
Salimatou Baldé, pour VisionGuinee.Info
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