Procès du 28 septembre : Claude Pivi réclame que ‘’justice soit rendue’’

Ce lundi 28 novembre, l’ancien ministre de la Sécurité présidentielle comparait pour la troisième fois devant le tribunal criminel de Dixinn dans l’affaire du massacre du 28 septembre.

Droit dans ses bottes, le colonel Claude Pivi persiste et signe qu’il n’est ni de près ni de loin mêlé à ces douloureux événements. Il exige que justice soit rendue pour laver son honneur.

Répondant aux questions de l’un des avocats de la défense, Claude Pivi affirme : ‘’Je n’ai pas été au stade du 28 septembre. Après les évènements, j’ai jugé nécessaire de mettre aux arrêts tous ceux qui ont été au stade du 28 septembre’’.

‘’En votre qualité de ministre chargé de la sécurité, quelle était votre mission ?’’, lui un avocat. ‘’Ma mission principale, c’est le contrôle des mouvements du président et sa personne physique y compris tout notre régiment’’, répond l’accusé.

‘’En cas d’atteinte de l’intégrité physique du président, quelle allait être votre réaction ?’’, rétorque l’homme en robe noire. ‘’Justement, après le 28 septembre, j’ai dit que je dois mettre aux arrêts certaines personnes. Quand il y a eu le tir sur le président, automatiquement, j’ai demandé un rassemblement général pour voir quelles sont les conduites à suivre dans les rang des militaires’’, explique Pivi.

L’avocat enchaîne : ‘’Quand vous avez proposé d’arrêter Toumba et le capitaine Marcel, est-ce que le ministre de la Défense d’alors, le général Sékouba Konaté, avait été informé ?’’

Le colonel Claude Pivi confirme qu’il a été ‘’le premier à être informé par moi-même. Il m’a dit que c’est l’aide camp du président Dadis et qu’il faut aller dire ça au président’’.

Selon l’avocat, ‘’Toumba à dit qu’il s’est rendu au stade avec un certain Foromo à la recherche du président’’.

‘’Peut-être que c’est à travers la justice qu’on va savoir cela parce que je n’ai pas été au stade du 28 septembre ni de près ni de loin. Je ne peux pas identifier le nommé Foromo’’, répond-t-il avant d’ajouter : ‘’Ce qu’on raconte sur moi n’est pas vrai. Je demande que la justice soit rendue’’.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info

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