Constitué avocat de la partie civile dans le procès du massacre du 28 septembre 2009, Martin Pradel, avocat au barreau de Paris en séjour à Conakry, souligne son engagement pour plaider en faveur des victimes de ces douloureux événements.
Ce professionnel de droit invite les différentes parties à ce procès à plus de courage et de sérénité pour que toute la lumière soit faite dans cette affaire.
“Mon engagement dans ce procès, c’est depuis l’origine de la procédure pénale. Ça remonte au mois de juin 2010 avec plusieurs dizaines de parties civiles ainsi que la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et l’Organisation guinéenne aux droits de l’homme (OGDH) aux côtés de l’AVIPA. Pourquoi suis-je là? Parce que c’est un engagement de plus de 13 ans dans cette procédure”, indique Martin Pradel.
Cet avocat au barreau de Paris assure que “nous savons que ce procès était une question de volonté politique. Depuis le mois de septembre dernier, on a franchi une étape très importante avec l’ouverture de ce procès. Nous regardons ces débats qui se déroulent dans le calme. Nous savons qu’il y a encore beaucoup d’étapes avant d’arriver à une décision finale”.
“Nous voulons de la sérénité et aller jusqu’au bout. Ça va demander beaucoup de courage aux institutions, aux hommes qui composent le tribunal, aux avocats de la défense et de la partie civile, même le parquet pour aller jusqu’au bout en dépit de la longueur et de la difficulté de ces débats. Quand les victimes viennent comparaître devant le tribunal et accusent souvent des personnes puissantes devant des caméras au vu et au su de la population, cela demande énormément de courage. Ces hommes et femmes qui viennent dire leurs vérités et souffrances sont incroyablement courageux et ce courage n’est jamais acquis. Chaque jour, il faut qu’il soit renouvelé jusqu’au bout du procès”, estime-t-il.
Martin Pradel souhaite, à la fin de ce procès que les victimes soient indemnisées.
“Nous voulons que le droit soit respecté. Si le droit est respecté, il devrait y avoir des condamnations. Nous voulons que les victimes soient reconnues comme victimes et qu’il y ait des compensations financières”, suggère-t-il.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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