Face aux critiques acerbes depuis la publication partielle des résultats des examens d’entrée en 7ème année, le ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation se justifie en dénonçant une surnotation des élèves dans ces localités.
Tout en notant l’amélioration des résultats de l’examen d’entrée en 7e année et du Brevet d’études du premier cycle par rapport aux années précédentes, le porte-parole du ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation se réjouit de l’attitude des candidats et de l’encadrement.
Mohamed Ansa Diawara assure que la publication partielle est une ‘’première dans la pratique mais ce n’est pas une nouvelle création. Il s’agit de purement et simplement de l’application stricte des principes et règlements généraux des examens nationaux dans son chapitre 9 qui sur la vérification de la régularité des opérations des examens dans son article 79 qui stipule qu’en cas de constatation d’irrégularités de nature à fausser les résultats de l’examens, le directeur général du service d’examen, l’inspecteur général et le ministre peuvent proposer l’annulation de l’admission de l’élève s’il s’agit d’un élève ou de celle de la délibération du jury’’.
Mais, poursuit-il, ‘’la décision d’annulation n’a pas été prise après concertation. On a simplement recouru à l’article 72 qui parle de la correction des examens. L’article 72 dit qu’au cas où la vérification révèle des erreurs significatives au cours de la correction, tout le lot est soumis à une seconde correction’’.
C’est pourquoi, souligne-t-il, ‘’les localités dont les résultats n’ont pas été publiés parce qu’il y a eu constatation d’irrégularités, de surnotation des élèves. Il s’agit de Matoto, Ratoma et Kaloum dans Conakry mais aussi les préfectures de Fria, Forécariah et Faranah. Et il a été décidé de reprendre la correction voir si les notes qui ont données aux enfants par les premiers correcteurs reflètent leurs valeurs’’.
A l’en croire, cette décision vise à faire preuve ‘’d’équité entre tous les candidats de la République qui ont les mêmes droits et devoirs’’. Aussi, dit-il, ‘’il s’agit de faire la promotion de l’excellence au détriment de la médiocrité’’.
A la question de savoir s’il ne fallait pas attendre la disponibilité de tous les résultats avant de procéder à leur publication, M. Diawara réponse : ‘’La publication partielle est possible à travers les principes et règlements généraux. On pouvait même annuler carrément les résultats dans ces localités. Mais nous avons dit qu’il faut revoir la correction dans ces localités. Il ne faut pas oublier que sur 39 préfectures et communes, il n’y a que 6 où il y a des problèmes. Pourquoi recaler 33 préfectures et communes à cause de 6 ?’’.
Il fait savoir que ‘’la 2ème correction n’a pas encore démarré parce qu’il est question de vérifier d’abord les feuilles de ces communes et préfectures indiquées. La vérification des feuilles de Conakry est bouclée. Les autres préfectures vont être entamées. Et les corrections vont automatiquement démarrer’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
00224 622 98 97 11/boussouriou.bah@visionguinee.info