Qui n’a pas vécu, ne sait pas, doit se taire pour son bien (Par Morlaye Bangoura)

L’histoire vécue, ce ne sont pas les histoires montées de toutes pièces, cousues de fil blanc, colportées çà et là, au gré du vent et des intérêts, dont chacun peut se nourrir abondamment. Les faits ne relèvent pas de l’imagination pure de chacun, des fantasmes ou des spéculations, d’un tissu de mensonges et de grossièretés, mais d’expériences réellement vécues et de témoignages édifiants et probants.

On ne peut, du reste, parler que de ce que l’on sait, raconter que ce que l’on a vécu. Quand on n’a assisté ni participé à rien de toute son existence, que peut-on avoir à dire sans tomber dans le ridicule et les procès en sorcellerie ?

Un faux jeton et rejeton croit, tristement, que l’histoire se mesure à l’aune de ses ressentiments personnels et du mal-être profond qui ronge son âme et torture son esprit.
Il se veut répondeur automatique mais se révèle un piètre contradicteur, toujours hors sujet, qui peine à atteindre une cible très endurcie et extrêmement coriace, laquelle sera son tombeau.

Le vilain se pare de dignité après avoir échoué à obtenir ‘’quelque chose’’ avec tous les régimes qui se sont succédé. Il remet ça : le roi des recalés et éternel candidat malheureux à une nomination.

Pour lui rafraîchir sa mémoire de moineau, qui fait qu’il confond tout, un rappel s’avère nécessaire et vital : récemment, celui qui, sans conteste, est l’un des témoins et acteurs privilégiés d’événements phares de la vie nationale et des dernières années de l’histoire politique du pays — que rien ni personne n’arrive à ébranler ni souiller — a fait un témoignage retentissant à propos de la loyauté du vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, impliquant lui-même et des personnalités encore toutes vivantes. Qui a apporté un démenti à ce jour contre cette publication ?

Seuls ceux qui sont en mal de reconnaissance et incapables d’exister par eux-mêmes s’inventent une vie factice ou s’imaginent briller à la lumière du talent des autres et de la notoriété des figures marquantes de l’histoire. Ce n’est pas le cas d’un homme qui fascine et intrigue par sa longévité exceptionnelle aux affaires et son pedigree personnel. N’en déplaise à un personnage loufoque et chroniqueur occasionnel, plein d’acrimonie et menacé de dépression, les publications de notre journaliste dans l’âme et homme d’État de vocation suscitent un engouement incomparable à la « tempête dans un verre d’eau » que représentent des pamphlets redondants et insipides, sans le moindre intérêt ni aucune portée auprès d’une opinion, quoi qu’on dise, très lucide et exigeante.

Comme on le rappelle souvent : certains sont venus accompagner d’autres, ici-bas. Alors, il ne faut pas s’en vouloir pour sa condition ni envier les autres pour leur statut. Chacun a souvent le sort qu’il mérite, car Dieu lit dans les consciences et sonde les cœurs.

D’aucuns peuvent avoir reçu la malédiction en héritage à cause de proches ou de membres de leurs familles, décédés ou en vie, qui ont pillé le pays pour leur profit. On ne repose en paix que lorsqu’on a la conscience tranquille ou des héritiers et descendants vertueux. Sinon, on est appelé à se retourner chaque fois dans sa tombe.

S’il faut réveiller les morts pour la manifestation de la vérité et le triomphe de la justice, ce sera fait. Tant pis pour ceux qui cachent des cadavres dans le placard ou sont furieux d’avoir été livrés, avec les leurs, à la vindicte populaire pour des crimes passés.

Le sort réserve à chacun un rôle à sa dimension et selon ses aptitudes : certains sont au cœur de l’histoire et sont donc légitimes à l’évoquer sans risque d’être démentis par d’autres acteurs et témoins, tandis que d’autres sont réduits à la subir et à se consumer dans la frustration et la colère de n’avoir rien accompli ni réussi dans leur vie.

Apparemment, depuis que la réputation, loin d’être immaculée, d’un gestionnaire qui a disposé de l’argent public comme il l’entendait, au point que les siens baignent encore dans l’opulence, a été exhumée, certains ne tiennent plus en place et semblent traumatisés par des vérités difficiles à supporter, car infâmantes.

Ils ne comprennent rien de ce qu’ils lisent et ne se retrouvent pas eux-mêmes dans leur littérature impropre à la consommation, qui n’est qu’un écho à un désert intellectuel abyssal et à une indigence morale congénitale et héréditaire.

Il n’y a pas plus grand bonheur que de démasquer, dans l’espace public, les médiocres et d’engager une purge contre les imposteurs, tricheurs et menteurs de tous horizons et de toutes générations, d’hier et d’aujourd’hui. Il n’y a pas de prescription ni d’absolution pour les prédateurs et leur suite.

À très bientôt !

Par Morlaye Bangoura,
Un admirateur de Tibou Kamara, qui a toujours eu raison des préjugés et survécu à toutes les méchancetés et rancunes de ceux qui traînent des handicaps et se réclament de figures controversées, lesquelles ne peuvent tromper sur leur moralité ni effacer d’un trait — vivantes ou rappelées à Dieu — leur passé criminel.

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