CONAKRY, 9 octobre 2026 – La troisième édition du Rapport de suivi de la situation économique de la Guinée intitulée Au-delà de l’exploitation minière : transformer la richesse des ressources naturelles en croissance du secteur privé et en emplois, souligne que l’économie guinéenne a enregistré une croissance de 7,3 % en 2025, portée par une forte expansion du secteur minier, notamment de la production de bauxite, ainsi que par la reprise des services et la croissance de l’agriculture. Dans le même temps, l’inflation a reculé à 3,2 %, contribuant à une amélioration du pouvoir d’achat des ménages et à une baisse estimée du taux national de pauvreté.
« Portée par les investissements miniers et la mise en production progressive de Simandou, la Guinée dispose d’une occasion historique d’accélérer sa transformation économique. Pour en maximiser les retombées, des réformes supplémentaires seront nécessaires afin de renforcer le secteur privé, stimuler l’emploi et diversifier l’économie », souligne Marilyne Youbi, économiste du Groupe de la Banque mondiale et auteure principale du rapport
Les perspectives à moyen terme sont particulièrement favorables. Avec le démarrage des exportations de minerai de fer de Simandou, la croissance devrait atteindre 8,8 % en 2026, 11,6 % en 2027 et 10,7 % en 2028, plaçant la Guinée parmi les économies à la croissance la plus rapide au monde.
Toutefois, le rapport souligne que la croissance tirée par l’exploitation minière ne se traduira pas automatiquement par une amélioration généralisée du bien-être, dans un contexte où l’emploi salarié formel reste limité et où une grande partie de la population travaille dans des activités à faible productivité.
Le rapport relève également que les résultats budgétaires restent sous pression malgré les progrès réalisés dans la mobilisation des recettes. En 2025, les recettes totales ont atteint 18,2 % du PIB, soit leur niveau le plus élevé depuis plus de vingt ans, tandis que les dépenses publiques ont fortement augmenté sous l’effet des investissements et des dépenses électorales. Le déficit budgétaire s’est établi à 8,9 % du PIB.
En sus des performances macroéconomiques, l’accent est mis sur la nécessité de renforcer le secteur privé non minier, d’améliorer l’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises, de développer les compétences de la main-d’œuvre et de favoriser des liens plus étroits entre l’exploitation minière et le reste de l’économie à travers une politique efficace de contenu local.
L’agriculture Les perspectives à moyen terme sont particulièrement favorables. Avec le démarrage des exportations de minerai de fer de Simandou, le taux de croissance moyenne devrait être 9,0 % sur la période 2006-2028, plaçant la Guinée parmi les économies à la croissance la plus rapide au monde.
Toutefois, le rapport souligne que la croissance tirée par l’exploitation minière ne se traduira pas automatiquement par une amélioration généralisée du bien-être, dans un contexte où l’emploi salarié formel reste limité et où une grande partie de la population travaille dans des activités à faible productivité.
Le rapport relève également que les résultats budgétaires restent sous pression malgré les progrès réalisés dans la mobilisation des recettes. En 2025, les recettes totales ont atteint 18,2 % du PIB, soit leur niveau le plus élevé depuis plus de vingt ans (mais seulement 12,4 % du PIB après rebasage), tandis que les dépenses publiques ont fortement augmenté sous l’effet des investissements et des dépenses électorales. Le déficit budgétaire s’est établi à 8,9 % (6,4 % du PIB rebasé).
En sus des performances macroéconomiques, l’accent est mis sur la nécessité de renforcer le secteur privé non minier, d’améliorer l’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises, de développer les compétences de la main-d’œuvre et de favoriser des liens plus étroits entre l’exploitation minière et le reste de l’économie à travers une politique efficace de contenu local.
L’agriculture occupe une place centrale dans cette stratégie. Représentant environ 32 % du PIB et plus de 60 % des emplois, elle offre un potentiel considérable pour la création d’emplois, la réduction de la pauvreté et la diversification économique. Le rapport recommande notamment d’investir dans les infrastructures et la logistique post-récolte, de renforcer les chaînes de valeur agricoles et agroalimentaires et de tirer parti du corridor de Simandou pour améliorer l’accès des producteurs aux marchés nationaux et internationaux.
« Au-delà de l’ampleur des investissements du mégaprojet Simandou, la réussite de la Guinée se mesurera par la capacité du pays à mettre à profit cette opportunité pour renforcer ses institutions, développer ses infrastructures et investir dans son capital humain », déclare Issa Mare Diaw, représentant résident du Groupe de la Banque mondiale pour la Guinée.
Le rapport appelle à accélérer les réformes visant à renforcer la compétitivité du secteur privé, améliorer la gestion des finances publiques, développer les chaînes de valeur agricoles, accroître les investissements dans les compétences et le capital humain et veiller à ce que les retombées de la croissance profitent à l’ensemble de la population.
Télécharger le Rapport de suivi de la situation économique de la Guinée 2026 : https://documents.worldbank.org/en/publication/documents-reports/documentdetail/099100526094515777