Recensement biométrique des étudiants : les raisons selon le ministre Yéro Baldé

[dropcap]A[/dropcap]rrivé en janvier à la tête du département de  l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique au début de l’année, le ministre Abdoulaye Yéro Baldé a engagé plusieurs réformes importantes.

Au mois de juillet dernier, ses services ont diligenté un recensement biométrique des étudiants et encadreurs des universités. L’opération vise la maitrise des effectifs dans les universités, mais pas seulement. VisionGuinee est allé mercredi à la rencontre du ministre Yéro Baldé pour en savoir plus.

Selon le patron du département des Enseignement supérieur, le recensement biométrique permettra la maîtrise des effectifs, le contrôle de la scolarité de l’étudiant et la bonne gouvernance académique, administrative et financière.

‘’Il y aura le suivi du cursus des étudiants. Ils sera plus facile de les suivre quand ils sont biométrisés. Eux-mêmes, ça sera plus facile de suivre leurs propres dossiers en ligne. Dans plusieurs universités aujourd’hui, surtout dans les pays avancés, tout se fait en ligne’’, explique Abdoulaye Yéro Baldé dans un entretien à VisionGuinee.

Le ministre tient à l’aspect maitrise des financements. Chaque année, assure-t-il, l’Etat dépense des milliards dans les universités sans savoir avec exactitude combien d’étudiants bénéficient de formations. ‘’Beaucoup de gens s’enrichissent grâce aux effectifs dans les universités’’, souligne-t-il, précisant que des subventions sont allouées aux universités en fonction du nombre d’étudiants.

‘’Le constat est qu’il n’y a pas de contrôle, aucun suivi’’, avoue Yéro Baldé, qui compte sur la biométrisation des étudiants et encadreurs pour mettre fin à la saignée financière dans les universités. “On pense pouvoir faire des économies pour les réorienter dans la construction d’infrastructures, mieux équiper mieux les universités et mieux équiper les encadreurs”, indique-t-il.

L’opération de recensement biométrique permettra également de sécuriser les campus universitaires en y rationnalisant l’accès. L’idée, c’est de remettre des cartes électroniques sécurisées aux étudiants, nous apprend-on. “Il faut savoir qui entre et sort dans les campus. Dans le futur, on compte mettre en place des systèmes d’accès automatisés dans les universités. Sans ta carte électronique, tu ne peux pas accéder à l’université”, assure le ministre de l’Enseignement supérieur et de recherche scientifique.

Selon nos informations, l’opération a suscité un fort engouement parmi les étudiants et encadreurs qui se sont rués vers les centres d’enrôlement. Elle se déroule à Conakry jusqu’à fin décembre avant d’entamer l’étape des institutions d’enseignement supérieur à l’intérieur du pays.

Ciré BALDE, pour VisionGuinee.Info

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