“Il y a plus de 2 ans que le professeur Alpha Condé a initié le processus de réconciliation nationale. Nous avons fait appel aux sages, aux intellectuels, aux femmes et à la couche paysanne. Cette commission a pris en compte tous les éléments pouvant entrainer les conflits au sein d’une société”, a indiqué M. Diakité à l’entame de ses propos.
Il poursuit en indiquant que la Commission provisoire de réconciliation nationale a pris en compte, au cours de ses travaux, plusieurs évènements douloureux qui ont endeuillé des familles de de 1958 à nos jours. “Nous avons pris en compte le cas des victimes du camp Boiro et du camp Kémè Bourama de Kindia en 1985, les victimes de la tuerie de Cosa, de janvier et février 2007 ainsi que le cas du 28 septembre”, énumère-t-il.
N’eut été Ebola, à l’en croire, qui a empêché les membres de ladite commission d’effectuer des déplacements dans certaines zones du pays, les travaux seraient bouclés depuis belle lurette.
Dans les prochains jours, annonce Alhassane Diakité, les auditions vont débuter. “Il ne s’agit pas de prendre quelqu’un et lui mettre en prison mais, c’est plutôt le forcer ou l’intimer à venir reconnaitre ce qu’il a eu à faire”, précise-t-il, admettant qu’il s’agit d’un exercice difficile puisque beaucoup sont morts. Mais une chose est sûre, souligne l’orateur, “le président (Alpha Condé, Ndlr) a promis qu’il fera tout pour que la vérité jaillisse dans notre pays”.
Aissatou Diallo, pour VisionGuinee.Info
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