Les épreuves écrites du concours de recrutement de 6000 enseignants débutent officiellement ce samedi 17 octobre sur toute l’étendue du territoire national. À quelques heures du lancement, les autorités administratives et régionales sont à pied d’œuvre pour garantir un bon déroulement de ce processus piloté par le ministère de la modernisation de l’administration et de la fonction publique.
Sur l’ensemble du pays, ce sont plus de 39 000 candidats qui s’apprêtent à composer. À l’approche de cette échéance pour le système éducatif guinéen, les dispositifs organisationnels et sécuritaires ont été minutieusement bouclés dans les différentes régions, notamment à Mamou et N’Zérékoré.
Dans la région administrative de Mamou, l’inspecteur régional de l’administration publique, Souleymane Camara, est revenu sur l’avancement des préparatifs.
‘’Les préparatifs sont presque à terme et je viens de recevoir les formateurs venant de Conakry pour former les surveillants. Et toutes les choses sont en place. Ce qui reste maintenant, c’est de s’entretenir avec les acteurs impliqués dans le processus et pour leur formation. Sinon, les centres ont été identifiés, toutes les dispositions sont prises’’, a-t-il confié au micro de VisionGuinee.
Pour cette session, Mamou compte 3 448 candidats répartis dans 8 centres d’examen. Afin de garantir l’équité et de contrer toute tentative de tricherie, des mesures de sécurisation strictes ont été prises en collaboration directe avec la gendarmerie régionale.
‘’Les dispositions prises pour garantir la transparence du concours et pour prévenir les fraudes, d’abord tous les centres de identifiés dans la région administrative de Mamou sont clôturés. Et à chaque centre, nous avons un contact direct avec la gendarmerie régionale de Mamou qui s’est impliquée dans le processus pour garantir la sécurisation des lieux de concours. C’est zéro tolérance. Tous ceux qui seront fraudés, leur candidature sera éliminée’’, a prévenu M. Camara.
Dans la région forestière, la dynamique est similaire. Mory Sagno, inspecteur régional de l’administration publique à N’Zérékoré, assure que le dispositif d’accueil est fin prêt pour les 5 068 candidats attendus dans 8 centres de passation.
‘’Les préparatifs vont bon train. Tout est mis en place pour accueillir les candidats de demain et pour le bon déroulement des épreuves’’, a-t-il assuré.
Côté transparence et sécurité, N’Zérékoré mise sur une synergie d’actions locales fortes. Placé sous la coordination directe du gouverneur de la région, le dispositif sécuritaire associe étroitement la police et la gendarmerie.
‘’Les dispositions sécuritaires sont déjà prises. Nous sommes en collaboration avec les autorités de la place, puisque le gouverneur est pris comme étant le coordinateur du processus. Donc hier, le coordinateur a mis à disposition la gendarmerie et la police avec lesquels nous avons sillonné les centres identifiés’’, a souligné Mory Sagno.
Avec ces préparatifs de dernière minute, l’État entend démontrer sa capacité à organiser un concours transparent, équitable et crédible. Les regards sont désormais tournés vers ce samedi 17 octobre, date à laquelle des dizaines de milliers de postulants affronteront les épreuves pour décrocher l’une des 6 000 précieuses places au sein de la fonction publique enseignante.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.info
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