Référendum du 21 septembre 2025 : s’abstenir, c’est favoriser le ‘’Oui’’

Dans un contexte politique aussi délicat que celui que traverse notre pays, l’abstention n’est pas une neutralité, c’est un choix implicite dont les conséquences peuvent être lourdes.

Lorsqu’on ne vote pas, on laisse aux autres le pouvoir de décider à notre place, même lorsqu’on est en profond désaccord avec les orientations proposées.

Le référendum constitutionnel du 21 septembre engage l’avenir de notre démocratie. Il ne s’agit pas simplement d’un exercice juridique, mais d’un acte politique fondateur.

S’abstenir, c’est laisser passer des dispositions contestées– comme la nomination entièrement présidentielle de la Cour constitutionnelle (art. 146), la suppression de la clause de rigidité, ou encore l’exclusion injustifiée de la diaspora des fonctions électives (art. 45).

Ces choix, s’ils sont validés faute de participation, auront des impacts durables sur l’équilibre des pouvoirs, la justice électorale et l’inclusivité politique.

Il ne faut donc pas se réfugier dans le silence ou la passivité. Voter NON, c’est exercer un droit, mais surtout empêcher que l’avenir soit écrit sans nous. Car en démocratie, la pire erreur n’est pas toujours de mal voter — c’est de ne pas voter du tout.

Boubacar Dieng

Comments (0)
Add Comment