À l’approche du référendum du 21 septembre, Mamou, la cité-carrefour a accueilli une démonstration de force politique et citoyenne, marquée par des discours fédérateurs et des appels insistants au vote massif pour le « Oui ».
Dès l’ouverture, le coordinateur national du mouvement, Pierre Goa Zoumanigui, a rappelé l’esprit de la nouvelle constitution et ses promesses sociales. « Nous du Mouvement Rouge Jaune Vert sommes convaincus que la nouvelle constitution assurera la justice sociale : à travers l’éducation obligatoire dès 5 ans, la gratuité de l’école du primaire à l’université et le maintien obligatoire à l’école jusqu’à 17 ans. À travers la santé : la couverture de santé universelle », a-t-il souligné.
À l’adresse des habitants de Mamou, il a insisté : « Le Mouvement Rouge Jaune Vert n’est pas venu vous imposer une idée. Nous sommes venus partager une conviction… Pour que Mamou, ville carrefour et ville de savoir, reste un exemple pour toute la Guinée en votant massivement oui, dans la paix et la discipline ».
Point d’orgue de cette journée, le témoignage du parrain du Mouvement Rouge Jaune Vert, Ahmed Kanté, a donné une dimension particulière à la rencontre. Dans un entretien franc avec la presse, l’opérateur économique a exprimé son adhésion totale au projet de nouvelle constitution : « Vous avez cette constitution, ce projet de constitution, c’est un tout dans lequel chaque partie de notre population trouve son compte. (…) En tant qu’opérateur économique, cette constitution est clairement pro-business. »
Plus personnel, il a confié : « Vous ne rêvez pas d’avoir un pays où les problèmes de santé primaire ne se posent plus ? Vous ne rêvez pas d’avoir un pays où l’éducation, de la base jusqu’à l’université, est garantie ? Alors, je pense que mon rêve trouve son expression dans certains articles de cette nouvelle constitution. »
Ainsi, entre ferveur militante et conviction citoyenne, Mamou s’est imposée ce 15 septembre comme un centre de mobilisation pour le Mouvement Rouge Jaune Vert. À quelques jours du scrutin du 21 septembre, les organisateurs veulent croire que le message a bien été entendu : celui d’un « oui » massif à la nouvelle constitution.
Marie Camara et Fatoumata Touré