Ce dimanche, le gouvernement a annoncé l’ouverture officielle de la campagne référendaire, invitant les Guinéens à se mobiliser massivement pour l’adoption de la nouvelle Constitution.
Il est vrai que notre patrie traverse une période difficile, exceptionnelle et marquée par de nombreux défis.
Certains de nos concitoyens ne se reconnaissent pas dans le projet de nouvelle Constitution et préfèrent s’abstenir ou voter contre lors du référendum du 21 septembre à venir.
Je comprends parfaitement cette position, mais permettez-moi de partager mon point de vue sur le choix entre le OUI et le NON.
Voter NON, c’est engager donc la réécriture de la Constitution. Cela demandera sans doute du temps, des débats supplémentaires et de nouvelles orientations.
Concrètement, cela signifie prolonger la transition, avec tout ce que cela comporte : mobilisation de ressources financières supplémentaires et organisation d’un autre référendum.
En clair, une victoire du NON rallongerait la transition et alourdirait considérablement la charge financière de l’État.
À l’inverse, un vote OUI obligerait les dirigeants actuels à organiser rapidement les élections, ouvrant ainsi la voie à un retour plus rapide à l’ordre constitutionnel.
Il est donc fondamental de rappeler que voter OUI ne signifie pas forcément soutenir une éventuelle candidature du Président Mamadi Doumbouya. Ce n’est pas une élection présidentielle, mais un référendum constitutionnel.
Donc, il faut lever l’équivoque à ce sujet afin de permettre à tout chacun de contextualiser le débat. Tel est mon humble avis avec beaucoup de modestie.
Dr. Karamo Kaba
Écrivain – Consultant
Auteur des livres
-Au prix de la Vocation
-Les secrets du couple
Email : tatakaba66@gmail.com