Face à la dégradation accélérée de nos écosystèmes, rejeter la faute sur les seuls États et grands pollueurs ne suffit plus. Pour le chroniqueur Daniel Couriol, l’urgence climatique impose une prise de conscience individuelle et systémique. Un plaidoyer lucide qui refuse le résignation et nous met face à nos choix quotidiens. Lisez !
Notre planète brûle et nous regardons ailleurs…
Suivant les continents, la situation empire avec des effets distincts mais qui découlent de cette même dégradation de notre écosystème…
Ici, c’est la destruction de la mangrove et la montée des eaux, là ce sont des températures étouffantes et une sécheresse sans précédent, à un autre endroit des villages submergés et des populations qui n’ont d’autre choix que de migrer vers des lieux provisoirement épargnés.
Nous n’en sommes plus à une inversion possible de ces effets dramatiques.
Ce que nous pouvons faire, au mieux, c’est de nous adapter et d’adapter les politiques environnementales pour épargner au mieux les populations et cette planète, notre bonne vieille terre.
Jusqu’à quel point réalisons-nous vraiment ce qu’il nous arrive ? Ceux qui essaient de nous alerter passent trop souvent pour des empêcheurs de polluer en rond…
Car, ne nous y trompons pas, si nous voulons enrayer cette spirale infernale, cela ne dépend pas que des États et des grandes industries polluantes, c’est l’ensemble de nos modes de vie qui doit être remis en question.
En d’autres termes, le pollueur, ce n’est pas que l’autre, c’est aussi moi, avec mon mode de vie qui est devenu tellement « normal » que je ne me suis jamais réellement interrogé sur ses conséquences…
De la même manière que les petits ruisseaux font les grandes rivières, les petites pollutions du quotidien sont les éléments d’un grand tout qui contribue à cette situation que nous vivons.
Il n’est jamais trop tard, mais il est impératif de retrouver, chacun et chacune d’entre nous, la beauté du monde, car seule une prise de conscience individuelle de sa force et de son extrême fragilité permettra de sauver ce qui peut encore l’être.
Oui, il n’y a pas de planète B…
Par Daniel Couriol
Ecrivain, expert-consultant, ancien Directeur général du Centre culturel franco-guinéen (CCFG)