Rehabilitation de la route Kankan-Kissidougou : l’Etat accentue la pression pour la poursuite des travaux de 185 kilomètres

Lancés en décembre 2025 pour une durée de trois ans, les travaux de réhabilitation de l’axe Kankan-Kissidougou vont franchir une étape décisive. Après la saison des pluies, une mission officielle a sillonné ce tronçon stratégique de 185 kilomètres afin d’évaluer la mobilisation des entreprises locales et de cadrer la reprise effective du chantier.

Le suivi des grands projets d’infrastructures s’intensifie sur le terrain. Alors que le délai contractuel de 36 mois est désormais entamé depuis le lancement officiel des travaux en décembre 2025, le ministère des infrastructures entend veiller au strict respect du calendrier.

C’est dans ce cadre qu’une mission conduite par le directeur national des routes nationales, Mory Ouba Sano, s’est rendue en Haute Guinée sur instruction du ministre Facinet Sylla.

Accompagnée par l’Administration et contrôle des grands projets (ACGP), ainsi que par des techniciens du département, la délégation avait pour objectif principal de vérifier la remobilisation des équipes techniques et des équipements après la trêve pluviale, indispensable pour maintenir la cadence prévue sur ce tracé majeur.

La réalisation de cette artère de 185 kilomètres repose sur un consortium de trois acteurs guinéens du BTP, dont Guicopres SA.

Alors que la saison des pluies contraint régulièrement le secteur du génie civil à un ralentissement des activités de terrassement et d’enrochement, la reprise actuelle doit s’effectuer sans rupture d’approvisionnement ni retard sur le calendrier initial.

Sous la supervision de la mission de contrôle, l’administration impose un suivi rigoureux des dispositions techniques. Il s’agit d’assurer le respect des normes d’exécution de la chaussée, tout en veillant à l’optimisation des moyens déployés par le trio d’entreprises pour respecter l’échéance des 36 mois.

L’enjeu dépasse le cadre technique, car l’axe Kankan-Kissidougou demeure une artère vitale pour la circulation des personnes et l’acheminement des produits agricoles entre la Haute-Guinée et la Guinée forestière.

Les dégradations successives subies par le passé sur cette voie pèsent lourdement sur les coûts de transport et la sécurité des usagers.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.info

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