Retard dans l’exécution du projet Simandou,  le colonel Doumbouya hausse le ton : ‘’Cette situation est inacceptable pour l’Etat guinéen’’

Trois (3) mois après la signature de l’accord-cadre tripartite du projet Simandou, le chef de l’Etat a reçu ce vendredi les cosignataires. A cette occasion, le colonel Mamadi Doumbouya a déploré le retard accusé dans l’exécution de ce projet.

‘’Depuis le 25 mars 2022, nous avions convenu d’un certain nombre d’engagements en signant l’accord cadre pour le co-developpement du projet Simandou. Après trois mois, il est nécessaire d’évaluer le chemin parcouru pour qu’ensemble, en tant que partenaires, nous puissions mettre en œuvre dans toute sa plénitude cet accord’’, indique le chef de l’Etat.

Depuis la situation de l’accord, déplore le colonel Doumbouya, ‘’nous constatons un décalage entre votre vision de mettre en œuvre les termes de l’accord-cadre et nos attentes. Cette situation est non seulement regrettable, mais surtout inacceptable pour l’Etat guinéen’’.

Rappelant la création d’un comité stratégique chargé de la mise en œuvre de l’accord-cadre qui, selon lui, constitue l’interlocuteur dans le suivi du projet Simandou, le numéro 1 guinéen annonce le recrutement d’un cabinet d’avocats pour ‘’nous assister dans le conseil institutionnel et juridique pour matérialiser notre accord-cadre’’ dans les meilleurs délais.

Il assure que ‘’le processus de recrutement de l’ingénieur-conseil est en cours et nous avons compté sur toutes les mesures de facilitation que vous mettrez en œuvre pour permettre des conditions optimales de notre accompagnement dans ce projet. Tout ceci pour assurer que vous ayez une contrepartie de haut niveau pour que les discussions et négociations techniques, juridiques, commerciales et financières avancent rapidement afin d’asseoir les bases solides du projet. Car, l’échéance de fin 2024 n’est pas loin’’.

‘’Les trois partenaires que nous sommes doivent être présents dans toute entité et tout comité stratégiques d’exécution, de suivi ou de résolution de tout problème lié au projet en rapport avec le co-developpement et l’utilisation des infrastructures. L’Etat doit être associé à toute décision de gouvernance de la co-entreprise’’, souligne le président de la transition.

A l’entendre, ‘’la Guinée nourrit de grandes attentes en termes de retombées économiques de ce projet. La question du respect du contenu local est pour moi primordial et non négociable. Et j’attends la création de co-entreprise dans un délai de 14 jours conformément aux statuts’’.

‘’Il faut se comprendre et apporter de solutions pour que ce projet puisse avoir plus d’impacts sur la vie de nos concitoyens et améliorer les conditions de vie des guinéens’’, estime-t-il.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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