« J’ai dit aux médias qu’après avoir fini de réaliser l’aménagement de Kaléta, il n’y aura pas de délestage, le rationnement est terminé. Je le reprends encore aujourd’hui », a-t-il évoqué à l’entame de sa communication ce jeudi 14 avril.
Réagissant aux considérations selon lesquelles le barrage Kaléta serait un ouvrage saisonnier, Cheick Taliby Sylla a indiqué que le délestage et les coupures intempestives sont plutôt dus à des pannes. « Si vous voyez qu’un quartier manque d’énergie, vous pouvez voir que dans l’autre quartier, il y en a. Ça veut dire tout simplement qu’il y a une panne », a-t-il tenté d’expliquer.
Poursuivant, le conférencier a fait comprendre que la ville de Conakry est subdivisée en plusieurs départs au niveau des différents postes de transformations existantes. « Quand les lignes hautes tensions arrivent au niveau des postes, il y a une réduction du niveau de tension pour passer par exemple –si on prend Kaléta– de 225 kilovolts à 100 kilovolts et de 110 kilovolts à 20 kilovolts ».
« A ce niveau, le réseau est redimensionné à un niveau de tension de 20 KV correspondant à chaque départ. Si vous prenez le poste de Matoto, il y a plusieurs départs. Vous prenez le poste de Hamdallaye, vous prenez le poste de Kaloum, il y a plusieurs départs. Donc, un départ peut avoir un défaut. Le défaut peut se résumer en un câble mal dimensionné, mal normalisé et qui peut se couper. Il se coupe pourquoi ? Avant, vous aviez ici à Conakry –toute la ligne interconnectée hors Fria– 6 heures par jour. Soit de 16H à 0H, soit de 0H à 6H du matin. Ces câbles là qui sont donc restés plusieurs années sans avoir à suffisance de l’énergie sont aujourd’hui alimentés 24H/24. Avec un réseau vétuste, un réseau construit par certains citoyens eux-mêmes », a déploré M. Sylla.
Pour illustrer son argumentaire, le ministre de l’Energie a pris l’exemple sur les quartiers d’Ansoumania et Kagbélén parmi tant d’autres où des poteaux qui sont érigés ça et là en totale contradiction avec les normes requises en la matière. « Celui qui est technicien, qui connait le danger que cela représente, se tient la tête. Donc, aujourd’hui, le courant est véhiculé sur ce réseau vétuste qui ne répond à aucune norme de construction. Et ce réseau qui recevait le courant 6H, le reçoit aujourd’hui 24H/24 », a-t-il expliqué.
« Si vous êtes de bons observateurs, vous verrez dans certains quartiers le câble devenir tout rouge avant de tomber. Alors, quand ce câble-là rougit, il réagit automatiquement sur le transformateur à partir duquel il est parti en basse tension. Ce transformateur va réagir sur le poste central. Qu’est-ce que l’EDG doit faire ? Laisser que tout le système interconnecté s’écroule ou bien isoler ce départ ? Automatiquement, elle isole le départ-là. Donc, tous ceux qui sont dépendants de celui n’ont pas l’électricité », a conclu le ministre Sylla.
Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info
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