Parmi les migrants de retour, 7 mineurs non accompagnés, 3 femmes et 4 enfants dont 2 bébés. La plupart d’entre eux étaient détenus dans les centres de Trig al Matar, Qasr Ben Ghashir ou Tajoura, dans la région de Tripoli.
L’Ambassade de Guinée en Libye a facilité leur identification et l’obtention des documents de voyage. Pris en charge par l’OIM Libye, ils ont effectué des examens médicaux et reçus des kits de vêtements et chaussures avant leur transport depuis Tripoli par un vol spécial affrété par l’OIM Libye. Trois cas médicaux ont été pris en charge par le Ministère de l’Action Sociale et conduits en ambulance à la clinique Jean-Paul II dans une unité de soin dédiée aux migrants de retour.
À leur arrivée, l’OIM a procédé à leur enregistrement et profilage, à la distribution d’effets de toilette et a fourni une assistance psycho-sociale aux personnes vulnérables en collaboration avec les agents du Ministère de l’Action sociale. Chaque personne retournée a également reçu une enveloppe d’un équivalent de 50€ pour financer ses besoins immédiats, incluant le transport pour rentrer à la maison. Les personnes revenant en province ont pu dormir au Centre de Transit de Matam, grâce au SENAH, en attendant de rallier leur ville d’origine.
Lancé en avril 2017, ce Projet est mis en œuvre par l’OIM sur une période de trois ans et couvre six régions administratives de la Guinée : Conakry, Boké, Mamou, Labé, Kankan et N’Zérékoré. L’OIM assiste les migrants retournés, selon leur profil et leurs besoins, rendant possible la création d’une petite entreprise, l’implication dans une initiative entrepreneuriale collective et/ou communautaire, le suivi d’une formation professionnelle. À ce jour, 2 908 migrants ont pu rentrer en Guinée dans le cadre du l’initiative FFUE-OIM.
Par l’Union européenne et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM)