Dans l’émission Mirador chez nos confrères de FIM Fm, Amara Sacko, représentant des communautés dans les négociations avec la Société aurifère de Guinée (SAG), affirme que la révolte des femmes est due à un ras-le-bol.
‘’C’est un problème de recrutement entre la SAG et la communauté. On a fait un protocole d’accord qui prévoit que si la SAG doit recruter, les sociétés sous-traitantes qui sont autour de la SAG doivent recruter. Donc, suite à cela, il y a une société de sous-traitance qui s’appelle Mota en ville qui est chargée de transporter les graviers à l’usine’’, explique-t-il.
‘’Quand cette société est arrivée, elle n’a pas pu recruter. Le responsable de la jeunesse, le président du district et nous les membres de la commission qui a élaboré le protocole d’accord, on a tout fait, mais ils n’ont pas accepté. Or, le protocole stipule que la société de sous-traitance doit recruter selon ses besoins comme la SAG doit le faire’’, ajoute M. Sacko.
‘’Les femmes ont dit qu’ils n’ont pas recruté leurs enfants et maris (…). Ce que les femmes aussi réclamaient, elles l’ont dit au chef des militaires délégués sur le terrain pour qu’il puisse transmettre l’information. Le lundi, c’était le férié. Le mardi à partir de 15 heures, ils ont envoyé d’autres militaires dans plus de six véhicules. Quand ces derniers sont arrivés, ils ont dit aux femmes de se regrouper dans un seul coin le message. Par la suite, ils commencé à lancer du gaz lacrymogène et faire des tirs à balles réelles. Certaines femmes sont tombées. Plus de quatre d’entre elles ne parlent pas jusqu’à présent’’, explique-t-il au micro de nos confrères.
Après la répression de la manifestation, poursuit-il, ‘’les hommes se sont mobilisés pour aller récupérer les autres femmes blessées pour les envoyer à l’hôpital de Foulata. On les a embarquées pour l’hôpital préfectoral de Siguiri. Il y a eu plus de 23 blessés graves. Parmi ces 23 blessés, il y a une femme qui a reçu une balle réelle (…). Ils (les agents des forces de l’ordre) ont commencé à incendier des cases. Plus de 11 cases ont été touchées. Ils ont cassé et incendié aussi 36 magasins des gens et pillé des biens’’.
‘’Dans les environs 19 heures, toujours dans la journée du mardi, ils sont allés chez le doyen qui n’a pas pu aller à la prière. Ils ont lancé aussi des gaz dans son salon, cassé des portes dans sa maison. Tout ce qu’ils veulent prendre, ils ont pris, ils ont même incendié deux ou trois chambres là-bas. Ils sont partis encore à la mosquée, les gens qui y étaient, ils les ont embarqués dans leurs pickups pour les envoyer à la CMIS de Bafinda à Siguiri. A date, il y a plus de 29 personnes en prison’’, détaille Amara Sacko.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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Pourquoi il y a toujours des problèmes à Siguiri ? C’est une préfecture dont les habitants pensent qu’ils sont hors la loi. C’est pourquoi il peuvent se permettre de chasser leurs autorités, barricader des routes ou manifester pour contester une décision administrative. C’est pourquoi l’autorité doit les montrer que leur préfecture et tout ce qu’elle contient de vivants et non vivants se trouvent sous l’autorité du gouvernement de la République de Guinée.
Pourquoi il ya toujours des problems à Siguiri ? C’est parceque nous sommes dans une zone minière! Les habitants sont entrains de s’opposer une exploitation ordonner par les autorités qui veulent piller les pays, ils defendent leurs droit car ceux qui sont ccenser les defendre et defendre l’interêt du apys ne sont pas credibles.