Dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 octobre 2026, une série d’attaques à main armée a endeuillé la préfecture de Siguiri. Le bilan est d’un mort et de plusieurs blessés par balles et à l’arme blanche. Selon Abdoulaye Bassirou Condé, médecin-lieutenant du haut commandement de la gendarmerie nationale, en appui aux urgences médico-chirurgicales du district sanitaire de Siguiri, la victime décédée était âgée de 28 ans et père de sept enfants.
‘’Il y a eu une série d’attaques. Une attaque à Bougaria et une autre à Fina. Celle de Fina, selon nos informations, les victimes étaient au bord d’un véhicule qui quittait Siguiri pour rejoindre leur village. Après Sétiguiya, au niveau d’un grand rond-point, elles ont aperçu quatre personnes, dont trois en tenue policière et une en civil. Ils ont demandé au chauffeur de s’arrêter. Comme il a refusé d’obtempérer, ils ont ouvert le feu. Deux personnes ont été atteintes par balles’’, explique le lieutenant Condé.
Il précise que ‘’la première victime répond au nom de Madou Sidibé, âgé de 28 ans environ. Cultivateur résidant à Fignan, marié à deux femmes et père de sept enfants. Le diagnostic, c’est une plaie balistique au thorax. Il est décédé des suites d’un choc hémorragique’’.
‘’La deuxième victime est Ibrahima Diakité, 63 ans, cultivateur résidant à Fignan également, marié à deux femmes et père de dix enfants. Comme diagnostic, plaie balistique transfixiante au thorax. Heureusement, il a été pris en charge aux urgences de Siguiri, réanimé, puis opéré avec succès en chirurgie. Pour le moment, il est hors de danger’’, souligne-t-il.
Selon le lieutenant Condé, la seconde attaque s’est produite à Bougaria aux environs d’une heure du matin. Elle a été perpétrée par des hommes munis d’armes blanches.
‘’La victime attendait son ami. Elle a vu un groupe d’hommes encagoulés qui lui ont intimé l’ordre de leur remettre sa moto. Au moment où ils voulaient s’en prendre à sa tête, il a mis sa main en protection et elle a été sectionnée. La victime se nomme Sidi Fofana, 41 ans, orpailleur, résidant à Fatoya, marié à une femme et père de trois enfants. Comme diagnostic, plaie traumatique par arme blanche au niveau de la main droite. Il est hors de danger. Après les premiers soins aux urgences, il a été transféré à l’hôpital régional de Kankan’’, affirme-t-il.
Le lieutenant Condé invite les élus locaux à renforcer la vigilance pour lutter contre l’insécurité.
‘’Il faut surveiller, sinon nous partons sur un rythme qui n’est pas normal, qui n’est pas bon pour la population. J’ai l’habitude de dire qu’il n’y a pas de bons policiers, de bons gendarmes sans les bons citoyens. Dès que les citoyens sont efficaces, tout va rentrer en ordre. Mais avec ce rythme-là, ce n’est pas bon. Les attaques ont repris et cela ne fera qu’augmenter si nous ne prenons pas les devants’’, alerte-t-il.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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