Du 27 au 29 octobre, plus d’une dizaine de journalistes ont participé à une initiative de Rio Tinto SimFer consacrée au projet Simandou. Après un atelier d’information à Conakry, ils se sont rendus sur les installations minières de Beyla pour découvrir les activités de l’entreprise, ses dispositifs de formation et de sécurité, ses actions en faveur des communautés riveraines ainsi que ses mesures de préservation de la biodiversité.
Comment fonctionne le projet Simandou au-delà des grandes annonces sur ses infrastructures minières et ferroviaires ? Quelles dispositions sont prises pour former les travailleurs, protéger les communautés riveraines et préserver l’environnement ? C’est à ces différentes interrogations que Rio Tinto SimFer a souhaité apporter des réponses à travers une initiative d’information et d’immersion destinée aux médias guinéens.
Le programme a débuté le mardi 27 octobre, à Conakry, par un atelier consacré au projet Simandou et aux activités de Rio Tinto SimFer. Plus d’une dizaine de journalistes ont pris part à cette rencontre, avant de poursuivre l’expérience sur le terrain, les 28 et 29 octobre, dans les installations minières situées à Beyla, dans le sud-est de la Guinée.
L’objectif affiché par l’entreprise était de renforcer la compréhension des journalistes sur les fondamentaux du secteur minier, de présenter les différentes composantes du projet et de favoriser un dialogue direct avec les responsables techniques et opérationnels.
Au cours de l’atelier de Conakry, les participants ont été familiarisés avec l’architecture du projet Simandou. Situé dans le sud-est de la Guinée, le massif de Simandou s’étend sur environ 110 kilomètres et abrite d’importantes réserves de minerai de fer à haute teneur, avec une teneur moyenne annoncée d’environ 65 % de fer.
Le projet s’articule autour de trois composantes majeures, à savoir les mines, le chemin de fer et les installations portuaires. Les blocs 3 et 4, qui constituent le volet minier, sont développés par SimFer dans le cadre d’une coentreprise réunissant la République de Guinée, Rio Tinto et Chalco Iron Ore Holdings (CIOH).
Les échanges ont également porté sur les réalités du secteur minier et les défis liés à la conduite d’un projet de cette envergure. Les journalistes ont pu interroger les responsables sur le fonctionnement des opérations, les infrastructures, la formation des travailleurs, la protection de l’environnement et la prise en compte des préoccupations des communautés riveraines.
Après cette première journée d’échanges à Conakry, cap sur les installations de Rio Tinto SimFer à Beyla, les 28 et 29 octobre. La première journée de visite a commencé par une séance d’induction des visiteurs au centre de formation SABATY. Cette étape a permis aux journalistes de découvrir les dispositifs mis en place pour préparer les travailleurs aux exigences du secteur minier, notamment en matière de sécurité et de maîtrise des équipements.
Selon les responsables rencontrés sur place, le centre dispose d’une capacité de formation hebdomadaire pouvant atteindre 500 à 700 employés, en fonction des programmes et des besoins opérationnels.
Les visiteurs ont ensuite découvert les salles informatiques et les installations de simulation. Le centre dispose de six cabines de simulation permettant aux apprenants de se familiariser avec différents équipements : chargeuses, camions, excavateurs et véhicules légers Toyota. Une cabine destinée à la simulation de la conduite d’un bulldozer était également annoncée comme étant en cours de conception.
Ces équipements permettent aux futurs opérateurs de se familiariser avec les engins avant leur déploiement sur le terrain, dans un environnement d’apprentissage contrôlé.
La visite s’est poursuivie au centre de démonstration des risques, où les nouveaux employés sont sensibilisés aux dangers auxquels ils peuvent être confrontés dans leur environnement professionnel. L’approche consiste à leur présenter les différents risques ainsi que les mesures de prévention et de contrôle à adopter.
Les journalistes ont également découvert le centre de formation aux travaux à hauts risques, consacré notamment au travail en hauteur, aux espaces confinés et au montage d’échafaudages. Le centre de formation aux métiers, quant à lui, propose actuellement quatre filières : l’électricité industrielle, la mécanique diesel et les engins lourds, les équipements fixes ainsi que la soudure.
De la réception du minerai aux opérations minières
La découverte des installations s’est poursuivie au niveau du ROM Pad, la zone de réception du minerai destinée à alimenter le processus de concassage. Cette étape a permis aux visiteurs de mieux comprendre le circuit du minerai, depuis son arrivée sur les installations jusqu’à son traitement et son acheminement vers les infrastructures de stockage et d’évacuation.
La visite des installations a donné aux journalistes un aperçu concret de l’organisation opérationnelle du site minier et de l’articulation entre les différentes étapes de la chaîne de production.
Les communautés au cœur des engagements sociaux de SimFer
Les échanges ont permis d’aborder les mesures prises par SimFer pour accompagner les populations vivant à proximité du projet. Les responsables de l’entreprise ont exposé les dispositifs prévus pour maintenir le dialogue avec les communautés, limiter les conséquences sociales des activités minières et soutenir les ménages affectés dans la reconstitution de leurs moyens de subsistance.
L’acquisition des terres nécessaires au développement du projet, les mécanismes de dédommagement des populations concernées et les mesures d’accompagnement des communautés ont notamment été abordés. L’entreprise a par ailleurs évoqué ses interventions dans plusieurs domaines du développement communautaire : la santé, l’éducation, l’agriculture, l’autonomisation des femmes et des jeunes, ainsi que la diversification économique. Selon les informations communiquées lors de la visite, plus de 34 milliards ont été investis entre 2023 et 2026 en faveur des communautés.
La préservation du patrimoine culturel a également été présentée comme un axe de collaboration avec les communautés, notamment à travers l’identification, la protection et la valorisation des éléments culturels présents dans la zone du projet.
Vue aérienne sur les blocs 3 et 4 et les infrastructures de Simandou
La deuxième journée d’immersion, le 29 octobre, a offert aux journalistes une perspective différente du projet, avec un survol en hélicoptère des installations et du massif de Simandou. Depuis les airs, les visiteurs ont pu observer les blocs 3 et 4, les zones d’extraction du minerai de fer, le centre de concassage, les installations de convoyage et la zone de stockage.
La ligne ferroviaire du Transguinéen était également visible depuis le ciel, donnant une illustration concrète de l’envergure des infrastructures destinées à relier les mines aux installations portuaires de Morebaya.
Ce survol a permis de mieux apprécier l’étendue géographique du projet et les différentes infrastructures qui composent cette chaîne logistique intégrée.
La visite s’est achevée sur un volet consacré à la préservation de l’environnement, avec une rencontre à la pépinière Nursery de Rio Tinto SimFer, en présence de Dr Denise Molmou, spécialiste de la flore pour le projet, accompagnée de ses collègues de la biodiversité.
La présentation a principalement porté sur les efforts déployés pour conserver et multiplier les espèces végétales indigènes de la zone de Simandou. La spécialiste a précisé que la pépinière accueille uniquement des espèces natives, sans recours à des plantes exotiques. Certaines sont particulièrement utiles aux communautés pour leurs propriétés médicinales, leur usage alimentaire ou dans la construction. D’autres se distinguent par leur rôle écologique, tandis que certaines sont rares, voire endémiques à la région.
L’objectif est de parvenir à maîtriser les techniques de multiplication de ces espèces afin de contribuer à leur conservation et à la restauration du couvert végétal.
Pour l’année en cours, la pépinière a produit 8 000 plants appartenant à 27 espèces végétales. Une production qui, selon Dr Denise Molmou, a accordé une priorité particulière aux espèces présentant des enjeux de conservation, dans un contexte de perte progressive de certains habitats naturels.
Les journalistes ont également découvert le laboratoire de conservation des graines, un dispositif complémentaire à la pépinière.
Ce laboratoire comprend des espaces de séchage et de nettoyage des graines, une chambre froide destinée à leur conservation, des bancs de germination pour tester leur capacité à produire de jeunes pousses, ainsi qu’un système de traçabilité permettant de documenter la provenance géographique des semences collectées.
De la collecte des graines à la production de jeunes plants, en passant par leur conservation, ce dispositif vise à constituer une réserve de matériel végétal susceptible de contribuer aux futurs programmes de restauration écologique.
Cette immersion de trois jours a permis aux journalistes de mieux appréhender les différentes facettes du projet Simandou et les activités menées par Rio Tinto SimFer. Ils ont pu découvrir les dispositifs de formation et de sécurité, les opérations minières, les actions en faveur des communautés riveraines ainsi que les initiatives engagées pour préserver la biodiversité dans la zone du projet.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.info
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