Lors d’une rencontre avec les médias, Thierno Mamadou Bah, conseiller personnel du président Mamadi Doumbouya et porte-parole adjoint de la Présidence, a appelé les journalistes à traiter avec davantage de responsabilité les informations relatives aux sanctions prises au sein de l’administration. Il a insisté sur la nécessité de se rapprocher des services compétents afin d’éviter les rumeurs et les interprétations autour des décisions disciplinaires.
La question des sanctions administratives est souvent au cœur des débats en Guinée. Selon Thierno Mamadou Bah, “ici, souvent, on reproche à notre État le laxisme. On dit : ‘Il ne sanctionne pas’. Et quand on sanctionne, certains trouvent que c’est Paul qui a été sanctionné. C’est un magistrat, il y a un ministre de la justice, il y a un corps magistral. Et vous êtes des journalistes. La sanction a été confirmée par le ministre secrétaire général de la Présidence et porte-parole du président. Maintenant, c’est à vous, journalistes, d’aller à la source, auprès du ministère de la justice, pour savoir pourquoi il a été sanctionné”, a-t-il déclaré.
Pour le conseiller personnel du chef de l’État, il est important de distinguer une sanction prise dans le cadre des procédures administratives et judiciaires d’une décision présentée comme relevant d’un règlement de comptes. Il estime que les journalistes ont un rôle essentiel à jouer dans ce processus, notamment en recherchant les explications auprès des institutions directement concernées.
Thierno Mamadou Bah a également expliqué que la démarche engagée par la Présidence, à travers ces rencontres avec les médias, vise notamment à améliorer la circulation de l’information officielle. Il a invité les journalistes à ne pas se contenter de commentaires ou d’informations non vérifiées lorsqu’une décision administrative ou disciplinaire est annoncée.
“C’est justement pour éviter les rumeurs, les ragots, les : on pensait, que la présidence de la République a commencé cet exercice-là avec vous. Dans l’administration, les sanctions existent. Mais ce n’est pas que dans l’administration. Même dans une famille, quand vous avez un enfant qui fait une faute, vous le sanctionnez, n’est-ce pas ?”, a-t-il poursuivi.
Le conseiller du président rappelle que la sanction constitue, selon lui, un mécanisme qui peut intervenir lorsqu’une faute est constatée. Il appelle toutefois à ce que les décisions prises par les autorités soient expliquées et replacées dans leur contexte afin d’éviter qu’elles ne donnent lieu à des interprétations erronées.
Il a invité les médias à saisir cette nouvelle dynamique de communication entre les autorités et la presse. Il estime que les porte-paroles de la présidence et du gouvernement ont désormais la responsabilité de fournir les informations relevant de leurs compétences, tandis que les journalistes doivent exercer leur métier en vérifiant les informations auprès des sources appropriées.
“Nous vous invitons donc à prendre tout ça avec beaucoup de responsabilité. Nous, de notre côté, les porte-paroles de la présidence et du gouvernement, nous jouerons pleinement les rôles qui sont les nôtres. Et désormais, c’est à vous d’accepter ce nouveau partenariat, de mériter cette confiance dans la collaboration”, a conclu Thierno Mamadou Bah.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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