Une fois à Tayaki, on ne se croirait pas dans une localité de la capitale guinéenne. Avant d’y accéder, le visiteur est contraint de marcher plusieurs kilomètres, traverser des plaines rizicoles et ne pas oublier de se déchausser pour affronter la boue.
L’eau potable est une denrée rare, voire inexistante au grand dam des populations qui parcourent des kilomètres pour se rendre à Cobayah. Aucun centre de santé, que dire de l’électricité qui est encore un luxe pour les habitants de Tayaki ?
Un peu plus loin, un autre habitant de la localité a été approché par notre reporter. Aboubacar Camara, qui quittait son champ, ne cache pas colère contre les autorités guinéennes. ‘’Lors des campagnes électorales, l’Etat nous a promis tout. Jusque-là, nous n’avons rien vu. L’avenir de nos enfants nous préoccupe. Ils n’ont même pas où étudier. On n’a pas d’eau, pas de routes. Pourtant, nous sommes dans un village qui se trouve dans la capitale’’, martèle-t-il.
‘’Je donnais des cours chez moi. Mais quand j’ai vu qu’il y a beaucoup d’enfants déscolarisés dans le village, j’ai construit ce hangar. Une seule salle pour trois classes. J’enseigne des élèves de la 1ere en 3ème année’’, explique M. Camara, qui exhorte l’Etat à venir en aide à cette localité, laissée à elle-même.
Aissatou DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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