Pour les fêtes de fin d’année et du nouvel an, des jeunes ont pris d’assaut la plage de Tayaki, l’une des rares à rester ouverte et qui échappe au contrôle de l’Etat.
Située à environ 4 Kilomètres de Kobaya, dans la commune de Ratoma et malgré son accès difficile, la plage de Tayaki a refoulé du monde durant ces fêtes.
Mohamed Lamine Camara, superviseur à la plage de Tayaki, estime que les autorités ne peuvent pas interdire ce lieu aux jeunes.
‘’Chaque année, nous recevons des jeunes ici, on ne peut rien malgré l’interdiction du gouvernement. Ces jeunes viennent de la ville, ce n’est pas à nous de dire non personne ne vienne à Tayaki’’, explique-t-il.
‘’Les années précédentes, on imposait une somme à la rentrée de la plage pour qu’on puisse l’entretenir, mais avec des disputes de l’année dernière à cause de cet argent, on a laissé tomber cette année’’, affirme le superviseur de Tayaki qui ajoute que les jeunes de ladite plage avaient l’habitude de faire appel à la sécurité pour canaliser la foule.
‘’On avait l’habitude d’appeler la sécurité pour nous aider à canaliser les jeunes. Depuis le jour où un jeune a poignardé son ami ici, on est très vigilants’’, assure-t-il.
Rencontré sur place, Ousmane Camara a déploré du fait que les jeunes sont obligés de parcourir des kilomètres pour trouver un lieu de loisir. ‘’Il est difficile de venir ici. Il n’y a pas de routes, nous sommes obligés de parcourir des kilomètres, parfois dans la boue, pour être à Tayaki et se recréer’’, se plaint ce jeune festif.
‘’Dans un pays, il doit y avoir des lieux de divertissement comme les plages. Malheureusement, ces endroits sont laissés pour compte. Allez à Rogbane, c’est devenu un dépotoir d’ordures’’, a confié un autre jeune rencontré sur la plage.
Aissatou DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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