Au Forum du G7++ (Groupe des Amis du Golfe de Guinée), tenu à Paris les 15 et 16 avril, la Guinée a défendu sa position sur les questions du terrorisme et de la sécurité maritime. Représenté par le ministre de la défense nationale, Conakry a prôné l’adoption d’une position commune.
En plus de la mise en œuvre effective de l’Architecture de Yaoundé, le ministre de la Défense nationale a défendu le renforcement de la coopération interrégionale entre la CEDEAO, la CEEAC et la Commission du Golfe de Guinée, l’amélioration du partage d’informations maritimes via la plateforme YARIS, et des capacités opérationnelles des forces navales et des garde-côtes guinéens, mais aussi la promotion d’un Golfe de Guinée ‘’sûr, stable et prospère’’ que Conakry considère comme ‘’essentiel pour le commerce maritime, la pêche et l’exploitation durable des ressources océaniques’’.
Le général à la retraite Aboubacar Sidiki Camara prône un ‘’cadre stratégique de la concertation et de la coopération internationale en faveur de la sûreté et de la sécurité maritime dans notre espace commun’’.
Devant les participants du Forum de Paris, le ministre n’a pas manqué de solliciter des éclaircissements au regard des réalités actuelles, en ces termes : ‘’Premièrement, quelle est l’inter-réaction entre les frontières nationales et les frontières du Golfe de Guinée ? C’est une question de souveraineté nationale où il y a souvent des conflits entre nos ressortissants dans les zones de pêche. Ensuite, quelle est la position du G7 par rapport aux sanctions imposées à d’autres pays dans d’autres régions qui ne sont pas du G7 ?’’
Dans le même cadre, il a fait remarquer qu’à l’issue des débats, il n’a pas ‘’trop entendu les tendances de la recherche du terrorisme de la bande sahélo-saharienne à la recherche d’un accès à la mer à partir du Golfe de Guinée. Il nous faut adopter une politique commune. C’est ce que propose la Guinée face aux pollutions chimiques qui menacent directement les humains et nos ressources halieutiques, dues aussi à l’exploitation de nos ressources’’.
Pour cela, ajoute le patron du département de la défense nationale, ‘’nous proposons qu’il y ait une spécialisation. Puisqu’aucun des pays ne dispose de puissances et de moyens techniques nécessaires pour sécuriser notre espace commun. Donc, il faut spécialiser les pays par zone’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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