Après avoir connu l’exil à l’âge de 22 ans sous le régime de Sékou Touré, le célèbre écrivain guinéen ne veut plus revivre une telle épreuve. Tierno Monénembo affirme qu’il ne fuira plus aucun régime en Guinée.
‘’Je ne quitterai plus jamais la Guinée, sauf pour de courts séjours à l’étranger. Ma place est ici, advienne que pourra. Je ne saurais échapper à mon destin. Ce serait un honneur pour moi de disparaître comme ont disparu Foniké Mengué, Billo Bah, Marouane Camara, Sadou Nimada, Adama Keita, Sékou Camara, Néné Oussou Diallo et les fils du reggaemen Elie Kamano. Ce serait un honneur pour moi de mourir comme sont morts autrefois Fodéba Keïta et Diallo Telli’’, assure l’écrivain guinéen.
Interrogé sur une éventuelle crainte après la disparition de Foniké et Cie, Tierno Monénembo répond : ‘’Je ne crains pas pour ma personne, je crains pour mon pays. La Guinée est plus menacée que jamais. Chacun d’entre nous devrait faire sien l’aphorisme de l’écrivain algérien Tahar Djaout : ‘Tu dis, tu meurs ; Tu ne dis pas, tu meurs. Alors dis et meurs’’’.
Peut-on s’attendre à un changement après l’élection de Mamadi Doumbouya ? Sur cette question, il estime dans Jeune Afrique que ‘’non, cette paranoïa va se décupler. Le pouvoir mène toujours à la paranoïa, surtout quand il est fragile. Celui de Mamadi Doumbouya manque de légitimité politique et militaire’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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