Tueries dans les manifs : ‘’il n’y a pas de preuves qui permettent d’identifier ceux qui tirent’’, selon Aboubacar Sylla  

[dropcap]D[/dropcap]e passage à Paris, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Aboubacar Sylla a accordé un entretien à la Radio France Internationale (RFI). Au micro de Laurent Correau, le président de l’Union des forces du changement (UFC) est revenu sur les cas de morts enregistrés dans les manifestations.

Le ministre Sylla a été interpellé sur l’arrestation de l’adjudant Bangaly Komara, sous-officier de la police, pour usage d’une arme à feu lors d’une manifestation.

Selon l’ancien porte-parole de l’opposition, il s’est avéré que cet agent de police s’est servi d’une ‘’arme létale dans un périmètre de manifestation. Il n’était pas dans le dispositif de maintien d’ordre. Il appartenait à un PA qui s’est senti menacé, il a tiré en l’air. Il n’y a pas de victime par balle, mais il a violé les règles fondamentales’’.

Aboubacar Sylla d’ajouter la Guinée a une ‘’image dégradée du fait du maintien d’ordre. Souvent, il y a des victimes à l’occasion des manifestations. Mais nous avons toujours, en tant que gouvernement, que si nous avons des preuves, des indices qui nous permettent de remonter à l’origine de ceux qui tirent dans les manifestations, que ce soit des policiers, des gendarmes, des militaires ou des personnes qui ne sont pas membres des forces de sécurité, nous interviendrons et le droit sera dit’’.

Pour l’ancien collaborateur de Cellou Dalein Diallo, jusque-là, ‘’il n’y a pas de preuves qui permettent d’identifier ceux qui tirent. Il y a trop de perturbations des scènes de crime. Lorsqu’il y a des crimes, il ne faut pas déplacer les corps. Il faut attendre que les officiers de police judiciaire viennent pour commencer les enquêtes. A partir de là, il sera peut-être possible d’identifier les coupables et de les traduire devant les tribunaux. Il n’est à l’honneur de personne que les manifestations en Guinée se traduisent par autant de morts’’.

Le porte-parole du gouvernement rassure que les autorités travaillent d’arrache-pied pour mettre la main sur les auteurs des tirs qui endeuillent des familles à l’occasion des manifestations. Il rappelle que par le passé, un capitaine de police, accusé d’avoir tiré sur un jeune, a fait l’objet d’une condamnation et purge sa peine de 10 ans à la maison centrale de Conakry.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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