Un an après l’assassinat d’Alhassane Diallo à Bambeto, le dossier reste au point mort : des suspects en fuite

[dropcap]L[/dropcap]igoté avant d’être poignardé à mort dans sa boutique à Bambeto, le jeune Alhassane Diallo s’est éteint à jamais le 11 juillet 2020. Un an après son décès, Amadou Lerouane Diallo, suspect dans cette affaire est en prison. Deux de ses frères, également considérés comme des suspects sont en cavale.

‘’De nos jours, le mis en cause est envoyé devant le tribunal criminel pour être jugé pour des faits d’assassinat, en complicité avec la personne qui a pris la fuite’’, indique l’avocat de la famille d’Alhassane Diallo avant de préciser que ‘’l’un des frères du suspect actuellement en prison a été convoqué plusieurs fois sans répondre. Finalement, il a pris la fuite. On aurait souhaité qu’il soit entendu parce qu’il doit certainement être complice de son jeune frère’’.

Selon Me Alpha Amadou DS Bah, des démarches avaient été menées auprès de la gendarmerie de Kipé, ‘’malheureusement, il n’a pas été retrouvé jusqu’à présent. Donc ce sont des regrets que nous avons dans le traitement du dossier’’.

Aussi, souligne-t-il, ‘’le suspect a un autre frère qui est en cavale. Lui aussi, il est potentiellement complice’’. Malheureusement, regrette-t-il, ‘’il y a eu un manque de collaboration de la part de la famille des mis en cause. Il n’y a pas eu de collaboration avec la justice pour localiser ceux qui sont en fuite’’.

Regrets de proches de la victime…

‘’Un an après l’assassinat de notre frère, justice n’a pas été rendue’’, souligne Amadou Barry, collaborateur d’Alhassane Diallo. Pour le moment, dit-il, ‘’on n’a arrêté qu’un seul suspect. Jusqu’à présent, Thierno Boubacar Diallo et Mamadou Hassimiou Diallo [mis en cause dans l’affaire] sont en fuite. Le dernier a été plusieurs convoqué par la justice, mais il a refusé de répondre’’.

‘’Nous appelons à la collaboration de tout un chacun pour nous aider à les retrouver. Les membres de leurs familles savent où ils se trouvent. Mais tôt ou tard, ils pourront faire pire s’ils ne sont pas livrés. Nous espérons qu’ils seront un jour arrêtés afin qu’ils livrent leur part de vérité’’, conclut-il.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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