Un député de l’UFR menace de s’occuper du président de l’INIDH

[dropcap]Q[/dropcap]uand le leader fait un choix personnel, ce choix là est aussi le choix du parti. Quand le président de l’UFR choisit d’être le Haut représentant du président de la République, il fait directement le choix que son parti soit le haut représentant du parti au pouvoir. C’est une évidence. Donc l’UFR, du fait que son président a choisi de partager le bilan du président de la République, il est évident que son parti se retrouve du même côté que le parti au pouvoir. Ça c’est une évidence”.

Ces phrases sont du président de l’Institution nationale indépendante des droits de l’Homme (l’INIDH). Mamady Kaba s’exprimait ainsi le jeudi 5 mai sur le quota à pourvoir à l’UFR dans les démembrements de la CENI. C’était à la faveur d’une rencontre avec la presse à Conakry.

“Le président de l’UFR étant le haut représentant du président de la République, l’UFR, aujourd’hui, est un parti de la mouvance présidentielle de fait. Le problème de l’UFR, notre avis est très clair là-dessus. L’UFR doit partager le quota attribué à la mouvance présidentielle. Et les partis de l’opposition doivent partager le quota alloué à l’opposition”, a-t-il rajouté.

Une sortie médiatique qui semble avoir irrité le responsable de la jeunesse de l’UFR. C’est pourquoi Saikou Yaya Barry a laissé exploser sa colère samedi 7 mai au siège de son parti, à Matam.

‘‘Il est de mon devoir de rappeler à une institution dont le chef s’est permis de s’adresser dans la presse pour qualifier l’UFR. Je vais lui dire que l’Institution nationale des droits de l’Homme est là pour l’ensemble des guinéens. Il faut qu’il se mette au dessus. Il faut avoir de la hauteur quand on est là. Parce que nous savons qu’il y a certains qui sont dedans, ils sont venus au sein de cette institution dans des méthodes peu orthodoxes’’, révèle l’honorable Barry.

‘‘Ce n’est donc pas à eux de nous faire la loi. Qu’ils laissent les juges faire leur travail. On ne doit pas influencer la justice. Et ça, je lui demande personnellement. Sinon, on va s’occuper de lui’’, menace-t-il.

‘‘Ce parti, je l’ai vu. J’ai participé à son émancipation. J’ai participé à sa valorisation. Je n’accepterai pour personne de souiller l’honneur de l’Ufr. Qu’ils aillent au diable. Le moment viendra. Et on va parler. On va donner la place pour chacun. Puisqu’il y a un sentiment subjectif qui anime un certain nombre de guinéens. C’est ce qui nous amène dans l’état dans lequel nous vivons’’, conclut-il.

Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info

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Comments (2)
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  • Bah Alpha Ibrahim

    désoler yaya Barry vous commencé de fâché Si tu fait un erreur tu doit assumais la responsabilité Ah oui l’UFR)est maudit par l’UFDG)Sidya Touré IL a connu une faute Grave pour le dire devant les media que les Guinéens enlisera jamais un peulh président de la république en rejetant la popularité d’Elhadj Cellou,maintenat chaque jour qui passe(l’UFR)perde le train politique faveur(l’UFDG) l

  • amaral

    mon frere sidya ne dira jamais une telle betise. alors arrete pr lamour du pays