C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de Marc Sarah, journaliste émérite qui a longtemps œuvré au sein du journal Le Populaire.
Marc n’était pas seulement un collègue. Il était un ami cher, un compagnon de route que j’ai eu le privilège de rencontrer à Bamako, à une époque où j’exerçais en tant que journaliste reporter au sein du journal satirique Le Lynx, tout en étant éditorialiste à l’hebdomadaire La Lance, deux publications faisant partie du même groupe de presse.
Notre aventure commune remonte à 2012, une période particulièrement difficile pour le Mali, en proie à la crise du Nord. À cette époque, nous avions été invités par l’actuel président du Haut Conseil des Maliens de Guinée, M. Mohamed Sidibé, à réaliser un voyage de travail dans ce pays troublé.
Nous avons parcouru les routes ensemble à bord d’un confortable Toyota 4×4. Bien que ce périple ait été marqué par une atmosphère d’incertitude, il s’est également révélé être une véritable découverte. Les paysages du Mali, riches en culture et en humanité, m’ont laissé des souvenirs indélébiles.
Marc, avec son professionnalisme et son sens aigu de l’éthique, savait toujours capter l’essence des événements, même dans les moments les plus sombres. Sa passion pour le journalisme et son dévouement à la vérité étaient palpables.
Je me souviens de ses rires contagieux, de ses réflexions profondes et de sa capacité à transformer chaque situation en une expérience d’apprentissage précieuse.
Mes condoléances les plus sincères vont à sa famille, à la presse guinéenne et surtout au journal Le Populaire, qui a su faire de lui un journaliste respecté et admiré. Marc était un homme fidèle en amitié et un travailleur acharné.
Qu’il repose en paix, en sachant que son héritage perdurera à travers ses écrits et les souvenirs gravés dans nos cœurs.
Par Bah Mamadou