“Je ne reconnais que deux publications parmi les pièces qui m’ont été montrées ici”, assure Ousmane Gnelloy quand il lui été présenté un lot de captures d’écran sur lesquelles figurent des injures.
“Moi je n’ai insulté que Cellou Dalein Diallo en personne, pas ses frères et sœurs, mais en réplique d’injures de ses militants. C’est lui qui ordonnait à ces gens de le faire. Dalein ne m’a jamais insulté, mais il l’a fait indirectement à travers ses militants qu’il instruits. Oui, je l’ai insulté. Parce qu’on insultait mon père”.
“Je ne reconnais ce que j’ai fait. Mais je ne peux pas reconnaitre ce que je n’ai pas fait. Ce sont les militants de Cellou Dalein Diallo qui m’ont insulté. Moi aussi, j’ai insulté Cellou Dalein Diallo. A un moment donné, j’ai dit que si les militants m’insultent, je vais insulter Dalein, parce que c’est ce qui fait de plus mal”, explique-t-il à la barre.
“Est-ce-que vous savez quand les parents d’une personne sont insultés, ses enfants ou autres proches peuvent se révolter ?”, lui demande l’avocat de la partie civile, Me Alseny Aïssata Diallo. A cette interrogation Ousmane Gnelloy a préféré garder un silence absolu.
“Regrettez-vous aujourd’hui d’avoir tenu ces injures dont vous reconnaissez ?”, lui demande à son tour le procureur. “C’est une erreur”, répond-t-il à voix basse.
Interpellé sur les absences répétées au procès de Fatoumata Binta Diallo alias Fatou Gnelloy, Me Sidiki Bérété, avocat de la défense, a laissé entendre qu’il n’est pas en mesure d’assurer la sécurité de sa cliente. «
“Je ne peux pas prendre l’engagement de l’amener ici. Elle a pris le vent en poupe. Je ne vais pas me hasarder à l’envoyer à l’abattoir”, argumente l’homme en robe noire.
Le juge Kabinet Keita, avant de renvoyer le procès au 14 février prochain pour diffusion des preuves, a décerné un mandat d’amener contre Fatou Gnelloy.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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