L’OGDH indique que cette interdiction générale, qu’elle soit écrite ou verbale, par des discours ou par médias interposés, constitue une violation grave d’un droit reconnu par la constitution en son article 10.
L’organisation de défense des droits de l’homme mentionne qu’interdire les manifestations constitue également une violation manifeste des conventions internationale auxquelles la Guinée est partie, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981.
Elle déplore et condamne fermement cette interdiction systématique et générale du droit de manifestation, sans oublier l’usage disproportionné de la force lors des manifestations du lundi 23 juillet, tant à l’égard des Forces sociales que du mouvement syndicat.
Tout en soulignant que la liberté de manifestation est un droit qui se situe au cœur du processus démocratique, l’OGDH rappelle qu’il revient au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir aux citoyens la jouissance du droit constitutionnel de manifestation.
Elle soutient et félicite les Forces sociales et le mouvement syndical dans leur lutte légitime pour la sauvegarde des intérêts du peuple, et leur recommande d’agir le respect de la loi en s’abstenant de tout recours à des violences inutiles.
Salématou BALDE, pour VisionGuineee.Info