Il affirme que sous le règne d’Alpha Condé, ‘’les libertés syndicales sont hypothéquées, le dialogue social est rompu, la démocratie est affectée’’, rappelant que les lignes peinent à bouger trois mois après le déclenchement de la grève par le SLECG.
‘’Nous sommes fatigués, les enseignants sont fatigués. La population est fatiguée, l’avenir de nos enfants est sacrifié et hypothéqué. Le gouvernement a gelé le salaire des enseignants en violation des dispositions de la loi’’, martèle Abdoulaye Sow.
Il assure que ‘’ce gel a conduit à des morts. Il a provoqué la dislocation de familles, la paupérisation à outrance des enseignants’’. Pour éviter que la crise ne s’enlise davantage, il appelle au dialogue autour de la table afin d’échanger de ‘’manière responsable sur des bases objectives pour aboutir à des solutions négociées, apaisées et responsables’’.
‘’Nous avons des enseignants en prison, d’autres ont été mutés de manière arbitraire. Trop, c’est trop. Nous sommes arrivés à un moment où il est très difficile de continuer’’, indique M. Sow, avant de précise qu’il e profile à l’horizon une menace de radiation. ‘’Nul n’acceptera la radiation. Nul n’acceptera que l’éducation soit sacrifiée’’, dit-il au Premier ministre Kassory Fofana qui a opté pour la fermeté.
Salématou BALDE, pour VisionGuinee.Info