Et depuis 1997, selon le ministre Kourouma, personne ne devait habiter à proximité de la décharge d’ordures de Dar-es-salam.
‘’Les déchets qui sont là-bas représentent un danger. Les premiers habitants du site ont été indemnisés en 1997. Ceux qui y sont aujourd’hui occupent illégalement la zone. Beaucoup disaient qu’il faut les déguerpir sans condition. Parce que leur vie est danger sur le plan sanitaire et sécuritaire’’, indique le patron du département de la Ville lors d’une rencontre au gouvernorat de Conakry.
‘’Normalement, le déguerpissement devait se faire pendant le mois de ramadan. Il y a eu déjà trois dates qui ont été fixées pour cette opération. C’est le président de la République qui est intervenu pour nous dire qu’il n’est pas question de faire déguerpir des gens pendant le mois de carême’’, assure Ibrahima Kourouma.
Un montant de 20 millions GNF pour chacune des 201 familles a été débloqué sur instruction du chef de l’Etat. ‘’Le président de la République, malgré que les gens se sont installés de façon illégale, a décidé d’accompagner ces populations pour quitter cette zone qui est dangereuse’’, indique le ministre de la Ville qui promet de passer à la vitesse supérieure.
‘’Dans les 24 heures qui suivent, il faut que chacun sache que toutes les dispositions pour le déguerpissement sont prises. Passé ce délai, nous n’allons même pas chercher à savoir combien ont pris le montant ou pas. Nous allons automatiquement entamer le déguerpissement. Tous ceux qui sont installés au niveau de la décharge, il n’y aura aucune pitié’’, prévient-il avant de rassurer que ‘’l’Etat prendra ses responsabilités pour que le site soit complètement dégagé’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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