Une coalition de partis d’opposition appelle à l’organisation couplée des élections locales, législatives et présidentielle

[dropcap]L[/dropcap]a Coalition des Partis pour la Rupture (CPR) estime que depuis le dimanche 5 septembre, les annonces et intentions du Comité national pour le redressement et le développement (CNRD) de lutter contre le système corroborent avec sa vision.

La CPR, constituée de formations politiques de l’opposition dont le Bloc Libéral, assure qu’elle ambitionne de de créer ‘’la rupture avec le système, en vue de changer les conditions de la Guinée et de ses populations dans leur généralité’’.

Elle déclare se sentir ‘’confortée dans sa vision à travers les intentions et les actes jusque-là posés par le CNRD, visant à créer la rupture’’ avant de se réjouir du changement de régime et d’exhorter les ‘’nouvelles autorités à œuvrer pour l’établissement de véritables et solides fondations d’une Guinée nouvelle, caractérisée foncièrement par l’Etat de droit et une société démocratique’’.

Pour Faya Millimono et ses alliés, la Guinée a besoin d’un véritable changement sociopolitique à dimension plurielle. Ils assurent que ‘’c’est seulement un changement de large envergure qui pourrait assurer sa renaissance globale car les systèmes politiques hybrides qui se sont succédés jusqu’à maintenant l’ont divisé et paupérisé’’.

Toutefois, soulignent-ils, ‘’une période de transition politique constitue le passage obligé pour opérer la rupture d’avec la mal gouvernance que les guinéens ont longtemps subie ; mais pour être efficace’’.

La transition, à leurs yeux, devrait être fondée sur la mise en place d’un gouvernement de transition inclusif, tout en précisant que ‘’le gouvernement d’union nationale annoncé ne devrait pas être basé sur la répartition géographique des privilèges; mais sur la compétence et sur les préoccupations de toutes les classes sociales et de toutes les régions’’.

Il sera également question, au cours de la transition, d’élaborer une ‘’Constitution adaptée aux réalités historiques et sociologiques de la Guinée’’. Ils appellent à l’établissement d’une commission électorale technique et indépendante ainsi que la création d’un climat de confiance entre citoyens et gouvernants, d’une part, et entre la Guinée et ses partenaires internationaux, d’autre part.

Prenant au mot le colonel Mamady Doumbouya qui a promis de faire de la justice la boussole de la transition, la CPR insiste sur la nécessité d’établir une vérité sur les crimes économiques et de sang, de faire la justice impartiale pour ouvrir la voie à une véritable paix et une réconciliation.

Ils proposent l’organisation couplée des élections locales, législatives et présidentielles. Pour réussir la transition et pour éviter les erreurs du passé, indiquent-ils, il faut une période suffisante, ajoutant que ‘’le caractère suffisant de cette période de transition devra permettre au CNRD, avec la participation de l’ensemble des forces vives de la nation, de relever les défis’’.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info

00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com

Comments (1)
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  • Siriki

    Le nouveau Chef de l’Etat guinéen, le LCL Mamady Doumbouya devrait ignorer complètement la CEDEAO et l’UA !!
    Où étaient ces syndicats de chefs d’États, lorsque le dictateur sanguinaire Alpha Condé avait décidé de changer la constitution pour se maintenir au pouvoir ?
    Où étaient-ils quand les guinéens subissaient la répression féroce du tyran de Conakry ?
    Le LCL Mamady Doumbouya devrait, pour réussir sa transition et entrer par la grande porte dans l’histoire poser les jalons suivants :
    1) ignorer les pressions et autres condamnations de la CEDEAO, de l’UA… ;
    2) prendre le temps qu’il faut pour remettre la Guinée sur les rails de la démocratie, en établissant une feuille de route claire de la transition.
    C’est le travail réalisé pour pouvoir organiser des élections justes, transparentes et démocratiques en Guinée qui déterminera la durée de la transition. En aucun cas, le délais de cette transaction ne doit être dicté de l’extérieur ;
    3) mettre sur pied un Conseil National de Transition (CNT), composé de représentants de partis politiques les plus importants, de la société civile et chapeauté par des militaires du CNRD.
    Si les travaux traînent, ce sont les politiciens guinéens qui seront accusés. Ainsi, personne ne dira que les militaires font traîner les réformes pour demeurer au pouvoir ;
    4) le Comité National de Transition (CNT) devra mettre sur pied une assemblée constituante pour la rédaction d’une nouvelle constitution consensuelle ;
    5) Le CNT devra mettre sur pied une nouvelle Commission Nationale Electorale Indépendante, présidée par un magistrat reconnu pour sa probité morale et où les partis politiques guinéens les plus importants auront leurs représentants ; aussi bien dans la commission centrale que dans ses démembrements territoriaux.
    6) reprise totale et transparente du ficher électoral par la nouvelle CENI.
    Une nouvelle liste nationale devra donc être réalisée par la nouvelle CENI consensuelle ;
    7) le CNRD devra exiger que les législatives soient organisées avant l’élection présidentielle. C’est sûr que le parti qui s’imposera durant les élections législatives aura toutes les chances de voir son candidat remporter l’élection présidentielle et ça ne choquera personne. Ensuite, les élections locales (municipales, régionales) pourront être organisées plus tard.
    8) le CNRD devra rendre justice et éviter l’impunité.
    Tous les auteurs de crimes politiques devront être poursuivis en justice ; de même que les auteurs de crimes économiques.
    Voilà en vrac, les premières propositions de Siriki au LCL Mamady Doumbouya !!
    À bon entendeur, salut !!
    Merci.