A Dabondy, un quartier situé dans la commune de Matoto où nos équipes se sont rendues mardi, des citoyens, ciblés par l’opération déguerpissement, tentent de sauver tout ce qu’ils peuvent avant l’arrivée des bulldozers.
‘’Il y avait une maison trois (3) chambres et salon ici. Nous nous voyons déguerpis sans une forme de dédommagement, personne n’a reçu quelque chose pour libérer son domaine. Mais je ne suis pas contre les autorités, ils ne font qu’appliquer la loi’’, acquiesce Daouda Youla, une des victimes.
Comme lui, Mohamed Camara n’est pas contre l’opération et assure que ‘’certains ont été victimes de déguerpissement. Aujourd’hui, c’est notre tour. Même si nous ne sommes contents de vivre cela, nous sommes obligés de quitter. On n’est pas contre la casse, mais il ne faudrait pas que d’autres viennent se réinstaller’’.
Ce père de quatre enfants, qui gérait une cafétéria, ajoute que ‘’c’est là que je trouvais de quoi nourrir ma famille. Beaucoup, comme moi, n’ont nulle part où aller. Tout ce que je gagne, c’est pour prendre en charge ma charge. Aujourd’hui, je n’ai plus rien’’.
Septuagénaire, Fatou Youla déplore l’attitude des autorités. Elle demande au pouvoir en place de revoir sa copie. ‘’Ils nous ont déguerpis alors que notre concession n’est pas si proche de la route. Il faut qu’ils revoient un peu leur façon de faire. Une grande partie de notre maison est à terre. Maintenant, nous sommes obligés de nous entasser les uns sur les autres comme une boite de sardine’’, lâche-t-elle, furieuse.
‘’J’ai voté pour Alpha Condé, mais je le regrette. Je n’ai pas voté pour lui pour qu’ils cassent des maisons. Qu’il sache qu’on ne peut pas de vote que si les électeurs ont des toits où vivre’’, indique-t-elle au pouvoir en place.
Présent sur les lieux, le ministre de la Ville et de l’Aménagement du territoire, Ibrahima Kourouma, n’a pas souhaité s’exprimer devant la presse.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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Madame,quand on choisit,on assume toutes les conséquences en refusant l’alternance démocratique en guinée.
Chacun son tour chez le coiffeur.Car,avant c’était Kaporo Rails,Demesse,etc.Et,personne n’a PIPÉ UN MOT pour dénoncer la méthode sauvage de déguerpissement des citoyens pauvres dans ces lieux à RATOMA seulement.
Quand est-ce que le Ministère (MVAT),Mr Kourouma va s’occuper des rues du Port autonome de Conakry,plus problématique que les ruelles de la Haute banlieue de Conakry ???