Une avancée historique dans la protection sociale universitaire a été franchie en République de Guinée. Ce mercredi, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alpha Bacar Barry, a procédé à la remise solennelle de chèques d’indemnisation à des étudiants victimes d’accidents graves, dans le cadre de la mise en œuvre du programme pilote d’assurance estudiantine.
Portée par la vision du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, cette initiative s’inscrit dans la dynamique de refondation du système éducatif guinéen, fondée sur la justice sociale, la protection des plus vulnérables et l’amélioration des conditions d’apprentissage.
« L’université ne doit pas seulement être un lieu de savoir, mais aussi un espace de sécurité et de dignité. Ces gestes de solidarité institutionnelle traduisent notre volonté de bâtir un enseignement supérieur humain, équitable et protecteur », a déclaré le ministre Alpha Bacar Barry à l’issue de la cérémonie.
Parmi les bénéficiaires figure Amadou Sakho, étudiant en licence 1 au département d’Histoire de l’Université de Kindia, victime d’un accident ayant entraîné une incapacité temporaire. Autre cas marquant, celui de Faya Gbekoulé Kamano, étudiant en licence 1 en Gestion à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, amputé du pied droit à la suite d’un grave accident de la route.
« Ce que moi j’ai à dire, c’est merci. Depuis que j’ai eu cet accident, j’avais perdu l’espoir. Mais grâce à cette aide, je reprends goût à la vie et je projette de reprendre mes études l’année prochaine », a confié Amadou Sakho, visiblement ému.
Pour le secrétaire général de l’APAG, cette phase pilote de l’assurance estudiantine constitue déjà un tournant majeur : « Nous sommes intervenus sur tous les sinistres graves survenus depuis le début de l’année universitaire. Certains étudiants sont décédés, d’autres ont subi des blessures lourdes. Dans chaque cas, les assurances ont couvert les frais médicaux, parfois intégralement, et assuré le versement d’indemnités aux victimes ou à leurs familles. »
« Si l’assurance n’était pas intervenue, certains de ces jeunes n’auraient plus jamais pu marcher, étudier, ni même espérer une quelconque reprise académique », a ajouté le responsable de l’APAG. « Cette couverture a redonné une perspective de vie et d’avenir à ces étudiants. »